À la veille d’une assemblée générale convoquée par l’intersyndicale de l’éducation, le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) a clarifié sa position. Réunis ce jeudi 9 avril 2026 à leur siège de Dixinn, les responsables du syndicat ont réaffirmé leur attachement au protocole d’accord signé en janvier dernier, marquant ainsi leur distance avec tout mouvement de débrayage immédiat.
Une assemblée d’information pour rassurer la base
Contrairement à l’agitation observée au sein de l’intersyndicale, le SLECG a choisi d’organiser sa propre rencontre pour faire le point sur les acquis. L’objectif était double : informer les membres sur l’état d’avancement des discussions avec le gouvernement et dissiper les malentendus concernant les rumeurs de grève.
Cette démarche s’inscrit dans le suivi rigoureux du protocole d’accord du 3 janvier 2026, que le syndicat considère comme la boussole actuelle de ses revendications.
« Nous n’avons été associés d’aucune manière »
La secrétaire générale du SLECG, Kadiatou Bah, a été on ne peut plus claire lors de sa prise de parole. Elle a souligné que son organisation ne se reconnaît pas dans l’initiative prévue ce samedi à la Bourse du Travail : « Le SLECG n’a été associé d’aucune manière à cette assemblée générale convoquée par l’intersyndicale. Notre priorité reste le suivi des engagements pris avec les autorités. »
Dialogue contre confrontation
Aboubacar Soumah, figure emblématique du mouvement, a renforcé ce message en précisant que le syndicat n’envisage aucune grève pour l’instant. Pour la direction du SLECG, l’heure est à l’observation et au dialogue plutôt qu’à la paralysie du système éducatif.
En se démarquant ainsi, le SLECG choisit une stratégie de diplomatie syndicale, préférant laisser une chance aux négociations en cours avant d’envisager des actions plus radicales.
Kadiatou Diallo, pour EducationActu.com

















