Le paysage de la formation professionnelle en Guinée franchit un cap décisif ce lundi 29 juin 2026 avec le lancement de la toute première session des examens de sortie des CAFPPS. Au total, 2 935 apprenants sont en lice à travers le pays pour décrocher le précieux Certificat de Qualification Professionnelle (CQP), un sésame désormais crucial pour l’employabilité des jeunes.
Une grande première pour les CAFPPS
Cette session 2026 restera gravée dans les annales de l’enseignement technique guinéen. C’est en effet la première fois que l’État organise officiellement les examens de sortie des Centres d’Apprentissage et de Formation Professionnelle Post-Primaire et Secondaire (CAFPPS).
Cette avancée majeure consacre la montée en puissance d’une filière longtemps restée dans l’ombre, mais aujourd’hui érigée en priorité pour répondre aux besoins réels du marché de l’emploi. Elle offre enfin une reconnaissance étatique et institutionnelle aux compétences techniques acquises par les apprenants.
L’insertion professionnelle en ligne de mire
Après une année entière d’immersion et de formation essentiellement pratique, les candidats affrontent les épreuves avec un objectif clair : obtenir le Certificat de Qualification Professionnelle (CQP).
Contrairement aux diplômes académiques traditionnels, le CQP se veut un outil d’insertion directe. Il atteste de la maîtrise d’un métier concret et d’un savoir-faire technique immédiatement opérationnel pour les entreprises locales, dans un contexte économique où la demande d’ouvriers et de techniciens qualifiés est en forte croissance.
La cartographie de la session CQP 2026
Pour cette session historique, le déploiement logistique s’étend sur l’ensemble du territoire national à travers 18 centres d’examen stratégiquement répartis. Au total, ce sont 2 935 candidats qui se lancent à l’assaut du précieux sésame, avec une remarquable participation féminine de 1 329 filles, illustrant l’attrait croissant des jeunes Guinéennes pour les filières techniques et professionnelles.
Avec plus de 45% de candidates (1 329 filles sur 2 935), cette filière technique affiche une dynamique d’inclusion féminine remarquable, brisant les stéréotypes liés aux métiers manuels et professionnels.


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