Le lancement de la session 2026 du Baccalauréat unique a donné lieu à une vague de sanctions sans précédent sur l’ensemble du territoire national. Bien décidées à appliquer la « tolérance zéro », les autorités éducatives ont annoncé l’exclusion de 40 candidats et 39 surveillants dès la première journée des épreuves. Saisies massives de smartphones, interpellations policières et limogeages d’encadrants : la Guinée muscle sa riposte face aux tricheurs.
L’arsenal connecté des fraudeurs mis au jour à Siguiri
La préfecture de Siguiri s’est tristement illustrée par l’ampleur de la logistique technologique déployée par les fraudeurs. Les opérations de fouille rigoureuses menées à l’entrée et au sein des centres d’examen ont permis de neutraliser un véritable arsenal numérique :
132 téléphones portables saisis entre les mains des élèves.
4 montres connectées de dernière génération.
2 dispositifs d’écoute Bluetooth dissimulés.
Cette entreprise de fraude organisée a immédiatement coûté leur place à 5 surveillants de la localité, coupables de légèreté ou de complicité dans l’exercice de leur mission.
Faranah et Kankan : épicentres des sanctions nationales
Le bilan statistique publié par le ministère de l’Éducation nationale met en lumière les zones géographiques où la fraude a été la plus sévèrement réprimée.
Cartographie de l’élimination des surveillants (39 au total)
La région de Faranah détient le record de sévérité avec 13 surveillants exclus des centres. Le reste des sanctions se répartit comme suit : N’Zérékoré (12), Kindia (7), Kankan (5) et la capitale Conakry (2).
Cartographie de l’élimination des candidats (40 au total)
Pour des faits avérés de détention de téléphones portables en salle, Kankan arrive en tête du classement noir avec 17 exclusions directes, suivie de N’Zérékoré (8), Faranah (7), Kindia (6) et Boffa (2).
De la sanction administrative aux poursuites judiciaires
L’intervention de l’État ne s’est pas limitée à de simples exclusions scolaires. À Faranah, outre la saisie de 13 téléphones et le renvoi de 6 candidats, un élève a été formellement interpellé en flagrant délit et remis aux services de sécurité. La traque a pris la même tournure judiciaire en Basse et Guinée forestière avec l’arrestation de 5 candidats à Maferinyah et 2 autres à Macenta.
Sanction de la chaîne de commandement : Preuve que la responsabilité est partagée, le ministère a également sévi contre sa propre administration en sanctionnant 14 délégués, agents et encadrants nationaux (13 à Faranah et 1 à Conakry) pour manquement grave aux directives de sécurisation.
Cette fermeté absolue lors du premier jour des épreuves envoie un signal clair pour le reste de la session : l’administration n’hésitera pas à vider des salles entières pour préserver l’intégrité et la valeur du diplôme national.
SOW Telico, pour Educationactu.com





















