Alors que l’ultimatum du Syndicat a expiré ce mardi 25 novembre 2025, la signature du statut particulier de l’enseignant guinéen n’a finalement pas eu lieu, malgré une longue nuit de négociations. L’intersyndicale de l’éducation et la partie gouvernementale se sont séparées tard dans la nuit du mercredi sans parvenir à un accord définitif. Face à cette situation, les responsables des trois syndicats de l’Éducation ont décidé convoquer leurs bases pour une assemblée générale ce jeudi 27 novembre.
Le point de blocage et un « petit pas »
S’exprimant après la rencontre, Aboubacar Diesto Camara, porte-parole de l’intersyndicale, a expliqué le point de blocage principal :
« Ce soir, il était question de débattre d’un article très sensible qui concerne les grades et les échelons au niveau des trois départements de l’éducation. Ce n’est qu’à partir de minuit que nous avons réussi à obtenir une solution satisfaisante concernant ce point. Malgré cela, nous avons constaté qu’il n’y a pas eu d’avancée majeure sur les autres points. C’est pourquoi, à la demande de la partie médiation, nous avons reporté la suite des débats à vendredi prochain, pour que les points restants soient discutés en long et en large. »
Le porte-parole du Syndicat a tenu à rassurer la base : « Nous disons aux enseignants de Guinée que nous comprenons leurs préoccupations. Le statut, c’est plusieurs pages, et chaque page a ses réalités. Plus nous avançons, plus nous découvrons de nouvelles réalités. Mais nous demandons aux enseignants de rester sereins. L’équipe de l’intersyndicale est mobilisée et déterminée à aller jusqu’au bout. Ils seront informés de tout ce qui sera obtenu. C’est la raison pour laquelle nous avions qualifié cette journée de mardi de décisive ».
Des avancées sur 119 articles ?
Le statut particulier, qui est censé être signé, comprend 119 articles. Aboubacar Diesto Camara a précisé que les articles 1 à 5 sont de nature purement littéraire.
« Toutes les parties, ou tous les articles qui sont en lien avec des bonifications, commencent à partir de l’article 6. À ce niveau, nous avons réussi à obtenir des grades pour les enseignants, ainsi que des échelons, ce qui constitue un soulagement. Maintenant, il y a des articles qui vont venir, notamment sur les primes et les indemnités. Je crois que dans les prochains jours, nous allons rentrer en détail par rapport à cela. »
L’intersyndicale convoque sa base
Pour informer et valider la stratégie, l’intersyndicale a appelé à une mobilisation de ses membres à la bourse duntravail: « Par conséquent, nous demandons à tous les enseignants de se retrouver massivement à la Bourse du Travail ce jeudi [27 novembre] à partir de 12h pour beaucoup plus de détails. Une fois le compte-rendu effectué, la base décidera de la conduite à tenir », ont annoncé les leaders syndicalistes.
Selon M. Camara la poursuite des négociations avec le gouvernement est prévue vendredi 28 novembre.
Un Syndicat divisé ?
La réussite des représentants des enseignants est remise en question. À l’issue de la rencontre de cette nuit, deux camps se sont affrontés : celui de Pépé Michel Balamou du SNE et celui d’Aboubacar Soumah du SLECG. Des altercations verbales auraient même eu lieu devant une assistance médusée, jetant un doute sur l’unité de l’intersyndicale.
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