C‘est un lundi noir pour l’éducation au quartier Sêré. Des individus non identifiés ont littéralement scellé l’avenir des élèves en cadenassant la direction et les 13 salles de classe du lycée public. Entre ras-le-bol du proviseur et menace de fermeture définitive, l’établissement est aujourd’hui dans l’impasse.
Un mode opératoire bien huilé
Le spectacle découvert ce lundi 9 février au matin par les responsables est celui d’une désolation méthodique. Les auteurs du sabotage ont utilisé une technique radicale pour empêcher toute activité pédagogique :
-
Obstruction totale : Utilisation de barres de fer, de sable et de « colle minute » pour bloquer l’insertion des clés.
-
Bilan : 13 salles de classe et les bureaux de la direction hermétiquement fermés.
-
Impact immédiat : Aucun cours n’a pu se tenir, et les activités sont suspendues jusqu’à mardi inclus.
Le cri du cœur du Proviseur : « L’école n’est pas clôturée »
Pour Thierno Souleymane SALL, proviseur de l’établissement, ce n’est pas un incident isolé mais le résultat d’un manque de sécurité chronique.
« L’école n’est pas clôturée. Les gens viennent faire ce qu’ils veulent. […] C’est le comble ce matin, même nous n’avions pas accès à nos bureaux ».
Le responsable pointe une « minorité d’élèves inconscients » et dénonce l’état de délabrement des infrastructures (toitures, plafonds) pour lesquelles il alerte les autorités depuis 2022, sans réponse concrète.
L’ultimatum : Sécuriser ou fermer
La tension est telle que l’avenir même du lycée à Sêré est en balance. Le proviseur appelle la communauté locale à une action radicale :
-
Financement local : Il suggère à l’APAE et au quartier de vendre des parcelles pour financer eux-mêmes la clôture de l’école.
-
Menace de redéploiement : Si la sécurité des enseignants n’est pas garantie, le personnel sera muté ailleurs.
-
Urgence : Une réunion de crise avec les parents d’élèves est convoquée ce mercredi 11 février.























