À quelques jours de la rentrée scolaire, la FSPE, le SLECG et le SNE ont conduit une forte délégation au Ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, après une rencontre avec le Premier ministre. Leur exigence : l’application du point 7 du protocole d’accord du 3 janvier 2026, concernant les enseignants contractuels communaux non retenus et ceux de la zone spéciale de Conakry.
Une démarche collective au Ministère de la Fonction publique
Le ton se durcit entre l’Intersyndicale de l’Éducation et les autorités autour de la situation des enseignants contractuels. Après une rencontre avec le Premier ministre, une forte délégation de la FSPE, du SLECG et du SNE s’est rendue au Ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, ce jeudi 24 septembre 2026.
Les syndicalistes étaient accompagnés d’enseignants contractuels communaux non retenus ainsi que d’enseignants contractuels de la zone spéciale de Conakry. Au cœur de la démarche : le point 7 du protocole d’accord signé le 3 janvier 2026.
Une audience avec les cadres du département
L’Intersyndicale a été reçue par le Secrétaire général du département, entouré notamment de la Cheffe de Cabinet, du Directeur général de la Fonction publique et de plusieurs cadres. Elle y a exposé ses préoccupations et défendu la prise en compte des enseignants concernés.
Au cours des échanges, les représentants syndicaux ont insisté sur la nécessité de respecter les engagements convenus entre les parties et rejeté toute démarche qui pourrait, selon eux, remettre en cause les dispositions du protocole.
Le point 7 : « une obligation » plutôt qu’« une faveur »
Dans son compte rendu, l’Intersyndicale considère l’application du point 7 comme une obligation résultant de l’accord conclu avec les autorités.
« Le respect du point 7 du protocole d’accord du 3 janvier 2026 n’est pas une faveur accordée aux enseignants, mais le respect d’un engagement convenu entre les parties », martèle-t-elle.
Deux catégories d’enseignants concernées
Les organisations syndicales demandent notamment que les enseignants contractuels communaux non retenus soient pris en compte conformément aux dispositions arrêtées. Elles réclament également un traitement de la situation particulière des enseignants contractuels de la zone spéciale de Conakry.
Un enjeu de paix sociale à l’approche de la rentrée
Pour les syndicats, la question dépasse le seul cadre administratif. Ils estiment que le respect des accords conclus avec les organisations syndicales constitue un élément essentiel pour préserver la paix sociale et garantir une rentrée scolaire apaisée.
L’Intersyndicale appelle donc les autorités à privilégier « le dialogue, la responsabilité et le respect de la parole donnée ».
Les prochains jours seront décisifs
La réponse des autorités à ces revendications sera déterminante dans les jours précédant la rentrée scolaire. Le maintien du dialogue, réclamé de part et d’autre, reste l’une des clés pour éviter une perturbation de la reprise des cours.
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