L’Autorité nationale d’assurance qualité (ANAQ) a organisé, les 14 et 16 octobre 2026, à l’Institut supérieur des sciences de l’éducation de Guinée (ISSEG), à Conakry, des ateliers de partage et d’appropriation des référentiels d’évaluation des institutions d’enseignement supérieur publiques et privées, des institutions de recherche et des centres de documentation. Cette initiative vise à préparer les structures concernées à l’évaluation annuelle de leurs performances, dont les résultats du Ranking 2026 sont attendus à la fin du mois de décembre.
Pour le secrétaire exécutif de l’ANAQ, Pr Kabine Oularé, ces ateliers constituent une étape importante avant le lancement effectif du processus d’évaluation prévu au quatrième trimestre de l’année 2026. « Avant d’appliquer le référentiel, nous avons préféré organiser cet atelier de partage et d’appropriation afin que toutes les parties prenantes soient au même niveau d’information à propos des outils que nous avons élaborés pour évaluer la performance des institutions par rapport à des indicateurs clés que nous avons identifiés », a-t-il expliqué.
À l’issue des échanges, le responsable de l’ANAQ reconnaît cependant que toutes les préoccupations n’ont pas encore trouvé de réponses. Des séances de renforcement des capacités sont annoncées pour approfondir la compréhension des différents indicateurs. « Nous pensons que toutes les zones d’ombre n’ont pas été levées, mais nous allons organiser des formations complémentaires avec les comités de pilotage qui vont être mis en place par les institutions. Nous procéderons à des renforcements de capacités indicateur par indicateur et, à travers cela, nous allons approfondir les explications pour que toutes les parties prenantes soient bien informées sur les enjeux de ces indicateurs de performance », a précisé Pr Kabine Oularé.
Le secrétaire exécutif invite par ailleurs les institutions concernées à prendre les dispositions nécessaires pour réussir cette évaluation, notamment à travers la mise en place de leurs comités de pilotage en collaboration avec les cellules internes d’assurance qualité. « Pour le premier lot, ce sont les centres de recherche et les centres de documentation. Nous leur demandons de mettre en place en toute urgence les comités de pilotage en relation avec les cellules d’assurance qualité. Nous avons commencé à travailler avec ces entités afin de les renforcer et de leur permettre de pouvoir participer à ce ranking, à ce classement dont les résultats paraîtront très probablement à la fin du mois de décembre », a-t-il déclaré.
Du côté des participants, ces ateliers permettent de mieux comprendre les exigences du référentiel et les ajustements apportés à la suite des précédentes consultations. Mariam Diallo, secrétaire scientifique de l’Institut de recherche sur le patrimoine et linguistique appliquée (IRPLA), rappelle que le document avait déjà été présenté à Kindia, où les institutions et les centres de documentation avaient formulé plusieurs observations.
« Au cours de cette rencontre de Kindia, il y a eu des remarques de part et d’autre, de la part des institutions et des centres de documentation, qui ont été prises en compte par l’Agence. Maintenant, il y a un référentiel plus ou moins corrigé, sur la base duquel on doit être évalué, et on est venu aujourd’hui pour prendre connaissance de son contenu afin d’être à jour avant le programme », a-t-elle expliqué.
Pour cette participante, la maîtrise de ces outils doit permettre aux institutions de mieux se préparer aux évaluations et de corriger leurs insuffisances. « On est outillé, ça nous amène à nous remettre en cause et à faire les choses sur la base de ce qui est recommandé par l’Agence, afin que nous puissions répondre à leurs questions le jour où ils viendront pour l’évaluation », a-t-elle ajouté.
Alpha Laho Diallo, de l’Institut de recherche en environnement de Guinée, considère également cette initiative comme une occasion d’améliorer les performances de son institution et de renforcer ses perspectives de financement. « Moi, en tant que cadre qui a participé à cette formation, c’est vraiment quelque chose de bien pour moi, mais aussi pour mon institution, car ça va nous permettre de nous améliorer pour pouvoir, comme l’a dit le secrétaire exécutif, participer à des appels d’offres nationaux et internationaux, afin de nous autofinancer et de bien faire les travaux qui puissent nous permettre de produire de très bons résultats », a-t-il souligné.
Revenant sur le contenu de la formation, il rappelle que le Ranking repose sur des indicateurs destinés à apprécier le niveau de qualité des institutions. « C’est une formation sur un ranking, autrement dit un référentiel de qualité. Ce référentiel contient des indicateurs qui peuvent permettre à chaque institution, si elle parvient à les atteindre, de se considérer véritablement comme une institution de qualité », a-t-il expliqué.
À travers ces ateliers, l’ANAQ entend ainsi renforcer la préparation des institutions avant leur évaluation, en améliorant la compréhension des référentiels et la qualité des informations fournies. Les formations complémentaires annoncées devront contribuer à consolider les capacités des acteurs avant la publication des résultats du Ranking 2026, attendue à la fin du mois de décembre.
TDiallo, pour Educationactu.com














