Du 12 au 14 octobre 2026, cadres, chercheurs et décideurs de l’Institut de recherche en environnement de Guinée (IREG) se retrouvent à Coyah. Entre bilan annuel et réflexion stratégique, l’ambition est claire : moderniser les laboratoires, fluidifier la gouvernance et redonner à la recherche guinéenne toute sa place sur la scène internationale.
Prendre du recul pour mieux avancer
Quitter quelques jours le tumulte de Conakry pour se concentrer sur l’essentiel : c’est le choix des équipes de l’IREG, installées à Coyah. Durant trois jours, chercheurs, enseignants et administratifs travaillent main dans la main pour dresser un bilan sans complaisance et fixer le cap des prochaines années.
Placée sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique , la démarche se veut très concrète : pas de grands discours sans lendemain, mais des décisions applicables immédiatement.
« L’air de Coyah nous réussit : loin du quotidien, on gagne en sérénité et en efficacité. L’idée est de transformer nos réflexions en résolutions concrètes pour faire avancer la maison », confie le Dr Mamadou Bhoye Bah, directeur général de l’IREG.
Relier la réflexion aux décisions
L’IREG a choisi une formule qui associe réflexion prospective et décisions formelles. La session se tient dans un hôtel de la place, à Coyah.
L’objectif général est de doter l’Institut d’orientations stratégiques partagées et de résolutions validées par le Conseil scientifique. Le but : renforcer son fonctionnement, sa production scientifique et son rayonnement.
Trois chantiers prioritaires sur la table
Pour faire le tour de la question sans perdre de temps, les participants tournent entre trois pôles complémentaires. Chaque pôle est examiné en groupe de travail, puis débattu en plénière.
Le premier pôle porte sur l’organisation, le fonctionnement et la gouvernance, avec le rôle des organes, les procédures, la gestion des ressources humaines et financières, le suivi-évaluation et la redevabilité.
Le deuxième traite de la recherche, de la formation à la carte et de la vulgarisation : priorités de recherche, offre de formation, qualité scientifique et diffusion des résultats auprès des décideurs et du public.
Le troisième est consacré à la communication, aux partenariats et au rayonnement, c’est-à-dire à la visibilité de l’Institut, aux partenaires prioritaires, à la mobilisation de ressources et à la présence dans les réseaux scientifiques.
Feuilles de route et exigences de terrain
Si l’enthousiasme est partagé, les acteurs scientifiques de terrain ont rappelé les urgences opérationnelles indispensables à la concrétisation des ambitions affichées.
« C’est une occasion pour chacun d’exprimer ses préoccupations. Si les laboratoires ne sont pas équipés, il est difficile de produire des résultats », rappelle M. Mikaël Dieng, chef du laboratoire Climat et Environnement.
L’événement met aussi en lumière la volonté d’ouvrir l’Institut sur l’international en s’appuyant sur les compétences de la diaspora. Le Dr Thierno Doumbia, chercheur à l’IREG, est venu enrichir les travaux sur des thématiques émergentes comme la pollution atmosphérique.
Une synergie collective
« C’est l’union qui fait la force. Sans la direction, on ne peut rien faire, et sans nous non plus. C’est le travail en commun qui garantit la réussite de l’IREG », estime Mme Béatrice Sonomy, cheffe du service Relations extérieures et Coopération.
Affirmer une identité forte
Né de la fusion de quatre structures historiques (MAB, HERBIER, CREGED et CERE), l’IREG cherche encore à faire émerger une culture commune. La feuille de route validée à Coyah doit lui servir de boussole pour les années à venir, avec un premier rendez-vous d’évaluation déjà fixé en 2027.
SOW Telico et Abdoulaye Sylla, pour Educationactu.com














