En marge de sa mission officielle au Rwanda, la ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Dre Diaka Sidibé, a effectué ce vendredi 10 avril 2026 une visite au Mémorial du génocide de Kigali, dédié aux victimes du génocide contre les Tutsis de 1994. Un geste de recueillement et de mémoire, posé au cœur d’un lieu qui incarne à la fois la tragédie d’un peuple et sa force de reconstruction.
Un devoir de mémoire, au-delà du protocole diplomatique

Après plusieurs jours de travaux institutionnels consacrés au renforcement de la coopération éducative entre la Guinée et le Rwanda, la ministre Diaka Sidibé a tenu à marquer un temps d’arrêt. Sa visite au Mémorial du génocide de Kigali, le 10 avril 2026, dépasse le cadre du protocole diplomatique. C’est un acte de mémoire, sobre et sincère, rendu à la mémoire des victimes du génocide contre les Tutsis, qui fit plus d’un million de morts en 1994.
Le Mémorial de Kigali est l’un des sites les plus poignants du continent africain. Il abrite les restes de plus de 250 000 victimes et constitue un lieu de recueillement, d’éducation et de réflexion sur les conditions qui permettent à la barbarie de s’installer et sur les voies qui mènent à la réconciliation.
Un peuple meurtri, une nation debout

Ce qui frappe dans ce lieu, c’est la coexistence du deuil et de l’espoir. Le Rwanda d’aujourd’hui, souvent cité en exemple sur le continent pour sa trajectoire de reconstruction nationale, porte en lui la mémoire de l’indicible et la volonté farouche de ne jamais y retourner.
La visite de la ministre guinéenne s’inscrit dans cet esprit : rendre hommage à un peuple dont la force et la dignité ont rendu possible un processus de reconstruction nationale hors du commun, et rappeler que la mémoire est aussi un pilier du développement des nations.
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