Un adolescent de 17 ans a été grièvement blessé à l’arme blanche le jeudi 14 mai 2026 au quartier Konkola, dans la commune urbaine de Labé. L’agresseur présumé, qui reprochait à la victime de courtiser sa jeune sœur, a été interpellé par les forces de l’ordre, tandis que la famille du collégien exige que justice soit rendue malgré les tentatives de médiation sociale.
Une embuscade sanglante derrière l’enceinte scolaire
L’expédition punitive s’est déroulée en marge du temps scolaire. L’agresseur s’est introduit aux abords du collège Konkola pour en extirper la victime, Mamadou Nassirou Baldé, alors qu’il se trouvait en plein cours. Sous prétexte d’une explication, le suspect a entraîné le lycéen à l’extérieur de l’établissement avant de lui asséner plusieurs coups de couteau.
L’intervention rapide des camarades de la victime a permis de stopper l’agression et de lui porter secours. Pris en charge en urgence à l’hôpital régional de Labé, le jeune homme a pu regagner le domicile familial après avoir reçu les soins appropriés, afin d’y poursuivre sa convalescence.
Tensions autour du mobile : la famille dément toute liaison
Au cœur de cette affaire se trouve une prétendue idylle que l’agresseur voulait stopper par la force. Selon des témoins, la sœur de l’auteur présumé des faits partage la même classe que la victime. Une version que le père du blessé, Ibrahima Donghol Fafabhé Baldé, réfute catégoriquement, qualifiant ces accusations de prétexte infondé.
Face à la gravité de la situation, la direction de l’école a choisi de marquer sa distance. Interrogé sur l’incident, le principal du collège Konkola, Ibrahima Sory Camara, a précisé : « L’acte s’est produit en dehors de l’établissement. Par conséquent, l’administration ne peut pas se prononcer sur les circonstances exactes dans lesquelles cette altercation a eu lieu. »
La piste judiciaire privilégiée face à la médiation traditionnelle
L’auteur présumé de l’agression est désormais aux mains de la sûreté régionale de Labé. Si les mécanismes traditionnels de résolution des conflits ont été immédiatement activés par la famille du suspect qui a envoyé une délégation pour présenter des excuses officielles, la partie civile reste inflexible.
Le père de la victime a réaffirmé sa volonté de ne céder à aucune pression sociale, exigeant l’application stricte de la loi pénale pour cette agression caractérisée à l’arme blanche sur un mineur.
Kadiatou Diallo, pour Educationactu.com
























