Présent à Londres pour l’Education World Forum 2026, le ministre Alpha Bacar Barry, porte la voix d’une Guinée en pleine mutation. Ce mardi 19 mai, la délégation guinéenne expose sa stratégie de modernisation du système éducatif, directement adossée au grand projet de souveraineté nationale « Simandou 2040 ».

Le rendez-vous de l’élite éducative mondiale
L’Education World Forum (EWF) de Londres s’impose chaque année comme la plus grande plateforme de rencontre pour les ministres, décideurs publics et experts du secteur éducatif international. Pour l’édition 2026, la Guinée a choisi d’afficher une posture résolument ambitieuse, axée sur la transformation qualitative de son capital humain.
Porteur de cette vision, le ministre Alpha Bacar Barry participe activement aux débats pour positionner le pays parmi les nations africaines qui misent sur l’innovation et l’inclusivité. L’objectif affiché est clair : moderniser les structures d’apprentissage pour répondre aux exigences technologiques et économiques de demain.

La data au service des réformes : le modèle guinéen
Le point d’orgue de la participation guinéenne se déroule ce mardi lors d’un panel de haut niveau axé sur l’utilisation des données probantes dans l’élaboration des politiques éducatives. Loin des réformes empiriques, la Guinée défend une approche scientifique de la gouvernance scolaire et universitaire.
Cette méthode repose sur des indicateurs chiffrés et des analyses de terrain rigoureuses, permettant de :
Mieux cibler les investissements dans les infrastructures scolaires.
Adapter la formation des enseignants aux réalités locales.
Aligner les programmes académiques sur les besoins réels du marché de l’emploi.
« Simandou 2040 » : interconnecter l’éducation et le développement industriel
Cette offensive diplomatique et éducative s’inscrit en parfaite cohérence avec la vision à long terme du président de la transition, Mamadi Doumbouya. À travers le programme de développement national « Simandou 2040 », l’éducation n’est plus vue comme une simple dépense sectorielle, mais comme le moteur principal de la souveraineté économique.

La conviction de Conakry : Pour la délégation guinéenne, le gigantesque projet minier et industriel de Simandou ne pourra générer une croissance durable que si le pays dispose d’ingénieurs, de techniciens et de gestionnaires nationaux hautement qualifiés. Investir massivement dans les compétences locales constitue la seule voie pour garantir l’indépendance économique de la Guinée face aux multinationales.
Educationactu.com et MENA-ETFP
























