À Abidjan, la coopération éducative entre la Guinée et la Côte d’Ivoire franchit une étape décisive. Après des échanges techniques de haut niveau, une délégation guinéenne a entamé une phase d’immersion stratégique sur le terrain. L’objectif est clair : s’approprier les modèles de réussite ivoiriens pour accélérer la réforme du système de formation professionnelle guinéen.
De la théorie à l’immersion opérationnelle
La diplomatie éducative ne se limite plus aux salons feutrés. La délégation guinéenne a pris le pouls du modèle ivoirien à travers deux institutions clés, véritables piliers de la professionnalisation :
Le Lycée technique et professionnel d’Ebimpé : Un centre d’excellence pour l’enseignement technique.
Le CAFOP (Centre d’Animation et de Formation Pédagogique) : Le cœur du dispositif ivoirien pour la formation initiale des enseignants.
Cette séquence de terrain permet aux experts guinéens d’analyser in situ les méthodes de gestion, les curricula et les infrastructures qui font de la Côte d’Ivoire une référence régionale dans ce domaine.
Une vision politique portée par la refondation
Ce rapprochement stratégique est la traduction concrète des orientations du Président de la République, Mamadi Doumbouya. En plaçant l’éducation et l’alphabétisation au sommet des priorités nationales, le chef de l’État guinéen dessine les contours d’un développement fondé sur le capital humain.
Sur le plan opérationnel, le ministre Alpha Bacar Barry insuffle une dynamique de résultats. Cette mission à Abidjan s’inscrit dans sa volonté de bâtir des réformes structurantes, axées sur une exigence précise : l’adéquation réelle entre la formation dispensée et les besoins du marché de l’emploi.
Les enjeux : Qualité, Valorisation et Emploi
L’enjeu de ce partenariat dépasse le simple partage d’expérience. Pour la Guinée, il s’agit de relever trois défis majeurs :
L’élévation du niveau de formation des formateurs via des modèles inspirés des CAFOP.
La revalorisation des filières techniques, souvent perçues à tort comme des voies de second rang.
L’insertion professionnelle, en s’appuyant sur des infrastructures scolaires pensées comme des ponts vers l’industrie.
EducationActu.com et MENA-ETFP






















