Saisie de l’affaire de fraude aux examens qui avait secoué la ville de Kindia lors de la session du Baccalauréat 2026, la Cour d’appel de Conakry a ordonné la mise en liberté des élèves candidats incarcérés. La juridiction d’appel a révisé la peine d’emprisonnement ferme, condamnant les prévenus au paiement d’une amende individuelle de 300 000 GNF.
Un assouplissement judiciaire attendu
C’est un dénouement majeur dans le volet judiciaire qui entourait les examens nationaux de la session 2026. Alors que l’incarcération des candidats poursuivis pour fraude à Kindia suscitait une vive émotion et de vifs débats au sein de l’opinion publique et de la communauté éducative, la Cour d’appel de Conakry est intervenue pour réorienter le dossier.
En ordonnant la libération immédiate des élèves concernés, la justice fait le choix d’une sanction pécuniaire à hauteur de 300 000 francs guinéens (GNF) par candidat, écartant ainsi le maintien en détention ferme.
Apaisement dans l’ombre du drame de Kindia
Cette décision intervient dans un climat particulièrement sensible, marqué par le décès tragique du candidat Mamadou Djouma Bah dans la même localité. Alors que le ministre de l’Éducation nationale, Alpha Bacar Barry, avait récemment assuré un suivi attentif des conditions de détention des mis en cause dans le strict respect de leurs droits, ce verdict d’appel apporte un soulagement notable aux familles éprouvées.
Si la ferme lutte contre la fraude demeure une priorité affichée par les autorités de la transition pour préserver la crédibilité des diplômes guinéens, la mesure de clémence accordée par la Cour d’appel de Conakry permet à ces jeunes élèves de recouvrer la liberté au moment même où la session de rattrapage et les procédures d’orientation universitaire s’organisent au niveau national.

SOW Telico, pour Educationactu.com














