À l’occasion de la célébration des lauréats issus du système bilingue franco-arabe, une cérémonie a été organisée le samedi 29 août 2026 à Conakry par le Syndicat national de l’enseignement franco-arabe de Guinée (SNEFAG). Les lauréats de l’examen d’entrée en 7eme année ont saisi l’occasion pour formuler plusieurs plaidoyers, notamment face à ce qu’ils considèrent comme un manque de prise en compte de leur filière par l’État guinéen, en particulier concernant leur accès au Prytanée militaire.

Un plaidoyer porté au nom de tous les lauréats du CEE
Prenant la parole au nom des lauréats du Certificat d’études élémentaires (CEE), Sadjaliou Sow a interpellé les autorités sur la possibilité, pour les élèves issus de la filière franco-arabe, de participer au concours d’entrée au Prytanée militaire.
Il a plaidé en faveur de l’égalité des chances et de l’accès à cette opportunité, une manière selon lui de permettre à ces élèves de démontrer leurs capacités et de poursuivre leurs ambitions.
Des rêves d’enfants, comme les autres
« Nous voulons continuer à apprendre, poursuivre nos études et réaliser les rêves que nous portons déjà dans nos cœurs. Quand on est encore à notre âge, on peut avoir de grands rêves. Certains parmi nous rêvent de devenir médecins. D’autres rêvent de devenir ingénieurs, enseignants ou militaires. Moi, comme beaucoup de mes camarades, je rêve notamment de pouvoir tenter ma chance au concours d’entrée au Prytanée militaire », a-t-il confié.
Le jeune lauréat a ensuite exposé, sans détour, la difficulté rencontrée par les élèves de sa filière.
« Pourquoi ne pouvons-nous pas, nous aussi, nous présenter à ce concours ? Nous sommes des élèves guinéens. Nous avons étudié. Nous avons passé notre examen. Nous avons obtenu notre CEE. Nous souhaitons simplement avoir la possibilité de nous présenter au concours et de montrer ce dont nous sommes capables. Après tout, un concours est justement fait pour permettre aux candidats de se mesurer et de démontrer leur niveau », a-t-il souligné.
Un appel solennel contre la marginalisation
Poursuivant son intervention, Sadjaliou Sow a appelé les autorités à ne pas marginaliser les élèves issus de l’enseignement franco-arabe. Il souhaite que ces derniers bénéficient des mêmes opportunités que les autres jeunes Guinéens.
« Nous ne savons pas encore ce que nous deviendrons demain. Mais nous savons ce que nous voulons aujourd’hui : continuer nos études et avoir la possibilité de poursuivre nos rêves », a-t-il affirmé.
C’est dans cet esprit qu’il a lancé, au nom de ses camarades, un appel direct aux responsables du système éducatif et aux décideurs du pays :
« Permettez-nous de nous présenter au concours du Prytanée militaire. Laissez-nous rêver. Laissez-nous essayer. Laissez-nous apprendre. Et surtout, laissez-nous montrer ce que les élèves de l’enseignement franco-arabe sont capables de faire. »
« Nous avons beaucoup de choses à donner à notre pays »
Conscient d’être encore au tout début de son parcours scolaire, le jeune lauréat n’en garde pas moins une conviction forte, qu’il a tenu à partager avec l’assistance.
« Nous sommes encore au début de notre parcours. Nous avons beaucoup de choses à apprendre, mais nous avons aussi beaucoup de choses à donner à notre pays. Nous demandons de ne pas oublier les enfants de l’enseignement franco-arabe dans les possibilités offertes à la jeunesse guinéenne », a-t-il conclu.

SOW Telico, pour Educationactu.com














