Le ministre guinéen de l’Éducation, Alpha Bacar Barry, a été reçu ce jeudi à Abidjan par son homologue ivoirien Koffi N’Guessan pour un tête-à-tête consacré au renforcement de la coopération éducative entre les deux pays. Formation des enseignants, harmonisation des curricula, enseignement technique et numérique pédagogique : les deux ministres ont arrêté un agenda commun ambitieux pour faire de l’éducation un moteur de développement économique durable.
Une vision commune autour de quatre priorités
Les échanges ont d’emblée posé un socle de convergence clair. Guinée et Côte d’Ivoire partagent la même conviction : l’éducation, l’alphabétisation et la formation technique et professionnelle sont les leviers les plus puissants d’un développement économique durable.
Quatre axes ont structuré les discussions : former des enseignants mieux qualifiés, harmoniser les programmes et outils pédagogiques, favoriser la mobilité des enseignants entre les deux pays, et partager les meilleures pratiques éducatives. Des priorités concrètes, qui traduisent une volonté d’aller au-delà des déclarations d’intention.
Alphabétisation et employabilité : accélérer face aux défis communs
Les deux ministres ont reconnu l’urgence d’agir sur deux fronts qui concernent également leurs deux pays : l’alphabétisation des adultes et l’employabilité des jeunes. Face à ces défis partagés, ils ont convenu d’accélérer les réformes en cours et de mutualiser les efforts pour obtenir des résultats concrets et mesurables.
L’enseignement technique et professionnel a été identifié comme un chantier prioritaire. L’objectif est sans ambiguïté : former une jeunesse compétente, opérationnelle et directement adaptée aux besoins du marché du travail ouest-africain.
Le numérique, levier d’une éducation plus inclusive
Au-delà des réformes structurelles, le numérique et l’innovation pédagogique ont occupé une place de choix dans les échanges. Les deux ministres s’accordent sur leur potentiel transformateur : bien utilisés, ils peuvent accélérer l’accès à une éducation de qualité, réduire les inégalités territoriales et moderniser en profondeur les pratiques d’enseignement dans les deux pays.
À l’issue de leurs échanges, les deux ministres ont arrêté cinq axes prioritaires pour structurer leur coopération. La formation d’enseignants mieux qualifiés et l’harmonisation des programmes et outils pédagogiques constituent le socle commun sur lequel repose l’ensemble du partenariat. À cela s’ajoute la mobilité des enseignants entre les deux pays, pensée comme un vecteur concret de transfert de compétences et d’enrichissement mutuel. Le développement de l’enseignement technique et professionnel figure également parmi les chantiers retenus, tout comme le numérique et l’innovation pédagogique, identifiés comme leviers essentiels d’une éducation plus inclusive et adaptée aux réalités du continent.
EducationActu.com et MENA-ETFP

















