L‘excellence académique guinéenne passe un test décisif. Durant trois jours, une mission d’experts de l’Union Africaine évalue l’Agence Nationale d’Assurance Qualité (ANAQ) dans le cadre du projet HAQAA3. Objectif : aligner les diplômes nationaux sur les standards de qualité internationaux et garantir leur reconnaissance à l’échelle du continent.
Un audit stratégique pour la crédibilité des diplômes
La Guinée franchit une étape majeure dans la modernisation de son système éducatif. Depuis ce matin, l’ANAQ est au cœur d’une mission d’expertise internationale pilotée par l’Association des Universités Africaines (AUA). Cette initiative s’inscrit dans le projet HAQAA3, dont l’ambition est d’harmoniser l’enseignement supérieur à travers toute l’Afrique.
Ce dispositif vise à créer un espace universitaire intégré où la valeur d’un diplôme est garantie, qu’il soit délivré à Conakry, Dakar ou Nairobi.
« Un levier de progrès, pas une police »

Pour le Pr Abdel Kader KEITA, Président du panel d’experts venu du Mali, cette visite de 72 heures n’est en rien une inspection répressive. Il s’agit d’un accompagnement vers la performance : « Nous ne sommes pas là pour faire la police. L’objectif est de scruter les points forts et les axes d’amélioration de l’ANAQ. La qualité est un processus continu. »

Gouvernance, procédures d’évaluation, gestion des ressources humaines et impact réel sur le terrain : tout est passé au peigne fin par les auditeurs pour s’assurer de la conformité de l’agence guinéenne.

Une évaluation à 360° : de l’étudiant au recteur
L’exercice se veut exhaustif et transparent. Afin de confronter le rapport d’auto-évaluation fourni par la Guinée à la réalité du terrain, les experts multiplient les auditions auprès de tous les acteurs du secteur :
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Les instances dirigeantes : Conseils d’administration et scientifiques.
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Le monde académique : Recteurs, directeurs d’établissements (publics et privés) et centres de recherche.
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Les bénéficiaires finaux : Étudiants, diplômés (alumni) et employeurs.
- Le Ministère de l’enseignement supérieur de la recherche scientifique.

Le Pr Kabiné OULARE, Secrétaire Exécutif de l’ANAQ-Guinée, rappelle que cette « vérification sur site » intervient environ tous les cinq ans. Elle est le juge de paix attestant que la Guinée respecte les ASG-QA (Lignes directrices africaines pour l’assurance qualité).
Vers une reconnaissance internationale du savoir-faire guinéen
L’enjeu pour la jeunesse guinéenne est colossal. Une ANAQ forte et certifiée par l’Union Africaine est le gage de diplômes mieux valorisés sur le marché de l’emploi international. Cela facilite également la mobilité des chercheurs et des étudiants à travers le continent.

En se prêtant à cet exercice de transparence, la Guinée réaffirme son ambition : transformer son enseignement supérieur en un moteur de développement certifié, capable de relever les défis technologiques et académiques de demain.




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