À quelques jours de la rentrée du lundi 19 octobre, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique annonce la révision des programmes de formation dans les établissements publics guinéens. Menée par 51 équipes sectorielles, cette réforme veut adapter les cursus aux besoins du marché de l’emploi et aux priorités de « Simandou 2040 ». Elle vise aussi à faire reconnaître les diplômes guinéens au CAMES et à l’étranger.
Une question pour guider la réforme
Selon la ministre Djami Diallo, les travaux ont été guidés par une interrogation : « De quelles compétences notre pays a-t-il vraiment besoin ? »
Pour y répondre, le ministère a mobilisé 51 équipes sectorielles. Elles réunissent des universitaires, des chercheurs et des professionnels du secteur privé.
L’approche par compétences au cœur du dispositif
Les travaux s’appuient sur l’Approche par compétences (APC). Elle vise à mieux articuler les enseignements avec les compétences recherchées dans le monde professionnel.
Près de 200 programmes ont été examinés, du diplôme universitaire de technologie (DUT) à la licence, en passant par les formations d’ingénieurs.
Des filières alignées sur « Simandou 2040 »
Les domaines concernés englobent des secteurs clés de l’économie, notamment l’agriculture, l’environnement, les mines, l’énergie, ainsi que le numérique et l’intelligence artificielle.
Ces filières correspondent à plusieurs secteurs prioritaires du développement économique guinéen, en particulier dans le cadre du programme « Simandou 2040 ».
Un cadre réglementaire révisé, du DUT au doctorat
La réforme prévoit aussi une révision du cadre réglementaire des études, du DUT au doctorat. Les nouvelles dispositions doivent préciser les règles applicables aux différents parcours universitaires.
Le ministère entend ainsi faciliter la reconnaissance des diplômes guinéens dans l’espace du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) et à l’étranger.
Une mise en œuvre à réussir
La mise en œuvre de ces changements constituera une étape importante pour les établissements concernés. Leur portée dépendra notamment de l’application des nouveaux programmes et de leur appropriation par les enseignants, les étudiants et les personnels administratifs.
À l’approche de la rentrée, Djami Diallo a appelé ces différents acteurs à participer à la réforme. Son objectif : bâtir « une université guinéenne qui forme pour l’emploi, pour l’innovation et pour le développement ».
Hawaou Barry, pour Educationactu.com














