À l’occasion des « 72h du livre » de Conakry, le chercheur et écrivain Mory Mandiana Diakité a présenté son dernier ouvrage, « Le discours sur la drogue ». Loin des rapports administratifs froids, l’auteur mise sur la puissance émotionnelle de la littérature pour détourner la jeunesse guinéenne des substances illicites et de l’automédication.
La plume plutôt que le bâton : une approche neuro-littéraire
Pour Mory Mandiana Diakité, Directeur général adjoint de l’IIPIDCA, la lutte contre les stupéfiants a atteint ses limites répressives. Dans son essai de 54 pages publié chez L’Harmattan Guinée, il défend une thèse audacieuse : la sensibilisation par le conte et la poésie serait plus efficace que la seule coercition policière.
L’ouvrage combine un discours structuré et une dimension narrative capable de s’immiscer dans l’intimité des foyers, là où la loi ne peut pas toujours pénétrer. « La littérature agit sur la sensibilité humaine ; parler à cette sensibilité, c’est nécessairement toucher le cerveau », analyse l’auteur.
Un manuel de survie pour le milieu scolaire
Cible prioritaire de ce fléau : les élèves et étudiants. L’auteur a conçu son texte comme un outil pédagogique interactif.
Public visé : Apprenants, enseignants et parents.
Méthodologie : Un contenu hybride mêlant analyses techniques et récits allégoriques pour faciliter la prise de conscience.
Objectif : Transformer chaque lecteur en un ambassadeur de la prévention contre les drogues dures.
« Les textes littéraires peuvent influencer le cerveau et modifier positivement le comportement humain. J’ai choisi la plume pour dénoncer et construire une société sans toxicomanes », explique l’écrivain-chercheur.
L’alerte : la drogue comme arme de destruction massive
S’appuyant sur l’adage de Nelson Mandela sur la destruction des nations par la ruine de leur jeunesse, Mory Mandiana Diakité dénonce une « démission collective » de la société guinéenne. Face à une prévalence en hausse constante, l’auteur appelle à un sursaut national.
Un plaidoyer pour la responsabilité citoyenne
Le livre ne se contente pas de décrire le mal ; il interroge notre capacité de résilience. Pour l’auteur, la lutte contre la drogue est un combat de souveraineté. Si la jeunesse moteur de la nation s’effondre sous le poids des addictions, c’est l’avenir même de la Guinée qui est hypothéqué.
Dédicacé ce samedi 25 avril 2026, l’ouvrage s’impose déjà comme une référence indispensable dans le paysage de la littérature préventive en Afrique de l’Ouest. Une lecture salutaire pour transformer les mentalités avant que l’addiction ne devienne irréversible.

SOW Telico, pour Educationactu.com






















