Ce lundi 20 avril 2026, une rumeur de grève a plongé plusieurs quartiers de Conakry dans la confusion. À Ansoumania Plateau, le groupe scolaire Mbemba Sory Touré a été la cible d’un assaut inhabituel mené par de jeunes écoliers. L’intervention rapide des habitants a permis de maîtriser les fauteurs de troubles et d’éviter des dégâts matériels majeurs.
Une rumeur de grève comme détonateur
Alors que le système éducatif guinéen tentait de maintenir son calendrier, une fausse information annonçant un débrayage général a semé le trouble dans la commune de Kagbelen. Aux alentours de 11 heures, le groupe scolaire Mbemba Sory Touré a vu son calme brisé par des jets de projectiles.
L’aspect le plus frappant de cette attaque réside dans le profil des assaillants. Selon des témoins oculaires, il s’agissait principalement d’enfants, dont certains issus du cycle primaire, munis de pierres et déterminés à interrompre les cours.
La proactivité des jeunes du quartier
Face à l’absence de forces de l’ordre sur les lieux immédiats, les jeunes d’Ansoumania Plateau ont pris l’initiative de protéger l’établissement.
Une intervention citoyenne : Des riverains ont pris en chasse les assaillants pour les empêcher de vandaliser l’école.
Trois arrestations : Le groupe a réussi à appréhender deux élèves (l’un venant d’une école publique de Föfömèrè et l’autre d’un établissement privé local) ainsi qu’un boulanger.
Une sanction immédiate : Les jeunes du quartier ont infligé une correction corporelle aux interpellés avant de les relâcher, espérant ainsi un effet dissuasif.
Le ras-le-bol des populations locales
Si le calme est revenu, les cours n’ont pu reprendre normalement, les élèves ayant été libérés par mesure de sécurité. La direction de l’école a, pour l’heure, choisi de garder le silence sur l’événement.
Cette réaction musclée des habitants illustre une lassitude croissante. « Nous subissons régulièrement des préjudices lorsque l’école est prise pour cible », déplore un résident. Pour beaucoup à Ansoumania, cette intervention citoyenne est perçue comme une nécessité face à la récurrence des violences scolaires qui perturbent non seulement l’éducation, mais aussi la quiétude du voisinage.
SOW Telico, pour EducationActu.com






















