Il y a des noms qui ne font pas la « Une » des faits divers, mais qui s’écrivent en lettres d’or dans les registres de l’Éducation nationale. Ibrahima II BRRY appartient à cette race rare de serviteurs de l’État pour qui le mot « mission » a encore un sens. Du tableau noir du Lycée 2 Octobre à la Direction Communale de l’Éducation de Matam, portrait d’un bâtisseur discret qui a fait de la rigueur sa boussole.
Du « 2 Octobre » aux rouages de l’État : La naissance d’un maître
Tout commence en 1990. Le jeune économiste né à Kindia aurait pu choisir la banque ou les affaires, il a choisi la transmission. Au Lycée 2 Octobre, il n’enseigne pas seulement l’économie politique ; il façonne des esprits. Trente ans plus tard, de nombreux cadres du pays portent encore l’empreinte de ses cours. Mais pour cet homme de terrain, la salle de classe n’était que le premier acte. Son ascension vers l’inspection disciplinaire et le toilettage des curricula nationaux s’est faite naturellement, portée par une expertise que même ses détracteurs n’osent contester.
Le « Monsieur Propre » des examens nationaux
S’il est un domaine où l’on ne pardonne rien, c’est bien celui des examens. Entre 2004 et 2010, Ibrahima II BARRY est devenu le visage de l’intégrité dans l’organisation du Baccalauréat. Des préfectures les plus reculées aux bureaux feutrés de la Direction Nationale de l’Enseignement Secondaire, il a été le garant de l’équité. On ne lui confiait pas seulement des missions ; on lui confiait la crédibilité du diplôme guinéen. Une responsabilité qu’il a portée avec cette probité qui caractérise les grands commis de l’État.
De la pédagogie à l’engagement citoyen
L’homme n’est pas qu’un pur produit de l’administration. Convaincu que l’on ne peut changer l’école sans s’impliquer dans la cité, il a su prêter son sens de l’analyse à l’action politique et citoyenne. Que ce soit au sein du MOSACCOD ou dans le suivi électoral à Kindia, il a apporté la même méthode chirurgicale : analyser, évaluer, agir. Pour lui, servir le Général Mamadi DOUMBOUYA dans sa dynamique de refondation n’est pas un calcul de carrière, mais la suite logique d’une vie dédiée à l’ordre et au progrès.
Matam : Le couronnement d’une carrière au service de la refondation
Sa confirmation par décret à la tête de la Direction Communale de l’Éducation (DCE) de Matam n’est une surprise pour personne. C’est le choix de l’expérience face aux défis de la modernité. À Matam, Ibrahima II BARRY ne se contente pas de gérer des effectifs ; il insuffle une vision. Celle d’une école inclusive où chaque salle de classe devient le laboratoire d’une Guinée nouvelle.
SOW Telico
























