Par un décret pris ce jeudi, le président de la République a officialisé la transformation de l’Institut Supérieur de Formation à Distance (ISFAD) en Université Numérique de Guinée (UNG). Désormais érigée en Établissement public à caractère scientifique (EPS), la nouvelle institution franchit un cap stratégique pour moderniser et démocratiser l’accès à l’enseignement supérieur à travers le pays.
Un statut renforcé pour piloter l’enseignement à distance
Cette mutation institutionnelle dote l’Université Numérique de Guinée de la personnalité juridique, d’un patrimoine propre et d’une autonomie de gestion financière et opérationnelle. Placée sous la double tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur (tutelle technique) et du ministère de l’Économie et des Finances (tutelle financière), l’UNG s’inscrit dans le strict respect des principes du service public : égalité, neutralité, impartialité et laïcité.
L’objectif affiché par les autorités est de faire passer l’offre d’enseignement à distance d’un simple institut de soutien à une université de plein exercice, capable de rivaliser avec les standards régionaux.
De nouvelles missions axées sur l’innovation et l’employabilité
Grâce à ses plateformes numériques et aux technologies d’apprentissage à distance, l’UNG se voit confier un cahier des charges ambitieux pour répondre aux mutations du marché du travail :
Diversifier l’offre post-bac : Proposer aux nouveaux bacheliers des filières émergentes, innovantes et adaptées aux besoins de l’économie nationale.
Massifier l’accès au savoir : Offrir des cursus universitaires de haut niveau accessibles au plus grand nombre sur l’ensemble du territoire national.
Soutenir la formation continue : Accompagner la montée en compétences des professionnels tout au long de leur carrière.
Une gouvernance participative et ouverte sur le monde socio-économique
Le texte présidentiel fixe également le cadre organisationnel de la nouvelle université. L’UNG sera pilotée par un Conseil d’administration de 11 membres, garantissant une représentativité équilibrée entre acteurs publics, universitaires et monde de l’entreprise :
2 représentants ministériels (Enseignement supérieur et Finances) ;
3 représentants du secteur socioprofessionnel ;
2 représentants des enseignants-chercheurs de l’établissement ;
1 représentant des étudiants et 1 représentant du personnel non enseignant ;
2 personnes ressources reconnues pour leur expertise.
Cette réorganisation marque une étape déterminante dans la digitalisation du système éducatif guinéen, visant à désengorger les campus physiques tout en garantissant un enseignement inclusif et axé sur les métiers d’avenir.
SOW Telico













