À la suite du récent remaniement ministériel, Bintou Keïta a pris ses fonctions ce mercredi 29 juillet 2026 à la tête du ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle. L’ancienne haute fonctionnaire des Nations Unies succède à Alpha Bacar Barry, nommé à l’Élevage, avec la ferme intention d’aligner le système éducatif sur les exigences stratégiques du programme Simandou 2040.
Une passation de pouvoir sous le signe de la continuité républicaine
C’est une figure de premier plan de la diplomatie multilatérale qui prend désormais les rênes de l’école guinéenne. La cérémonie de passation de service, orchestrée par le ministre secrétaire général du Gouvernement, Tamba Benoît Kamano, a concrétisé la transmission de témoin entre Alpha Bacar Barry et sa successeure, en présence de plusieurs dignitaires du gouvernement.
Consciente de la responsabilité qui lui incombe, la nouvelle cheffe du département a salué le travail accompli par son prédécesseur tout en réaffirmant sa confiance dans le potentiel des équipes en place pour poursuivre la refondation du secteur.
« L’éducation est le premier levier de développement d’une nation, porteur de capital humain, de cohésion sociale et de prospérité », a rappelé Bintou Keïta, prônant une approche transversale et concertée entre les différents ministères.
Rigueur, dialogue et culture de l’évaluation
S’appuyant sur son expérience au sein des instances internationales, Bintou Keïta a posé les jalons de sa méthode de travail. La ministre entend imposer une feuille de route axée sur la performance collective et la redevabilité.
Les grands principes de sa gouvernance reposent sur :
La concertation permanente : Instaurer un dialogue fluide et constructif avec les syndicats, les cadres, les associations de parents d’élèves et les partenaires techniques et financiers.
La rigueur budgétaire et opérationnelle : Assurer une gestion transparente des ressources allouées au secteur éducatif.
Le suivi méthodologique : Mettre en place un système d’évaluation rigoureux des résultats, une exigence que la ministre affirme s’appliquer prioritairement à elle-même.
Cap sur la vision « Simandou 2040 »
Au-delà des réformes structurelles quotidiennes, le mandat de Bintou Keïta s’inscrit dans une vision prospective à long terme. La ministre a clairement indiqué sa volonté d’orienter l’appareil éducatif et la formation professionnelle vers la réponse aux besoins en compétences générés par le programme national Simandou 2040.
En plaçant la formation du capital humain au centre des grands projets émergents du pays, la nouvelle ministre fixe le cap : faire de l’école guinéenne un moteur direct de la transformation économique du territoire.
Kadiatou Diallo, pour Educationactu.com













