Le coup d’envoi officiel des examens de sortie des écoles techniques et professionnelles a été donné ce lundi 15 juin 2026 à l’École Nationale des Arts et Métiers (ENAM) de Coléah (Matam). Cette année, ils sont 26 520 candidats sur l’ensemble du territoire national à concourir pour l’obtention de leur qualification professionnelle. Supervisé par le ministre Alpha Bacar Barry, ce lancement marque une étape décisive vers l’insertion socio-économique d’une nouvelle génération de techniciens qualifiés.
Une forte participation féminine au cœur de la session 2026
Les épreuves théoriques, qui se dérouleront jusqu’au 26 juin prochain, mobilisent cette année un effectif important, caractérisé par une nette prédominance des candidatures féminines.
Effectif global : 26 520 candidats engagés.
Candidates (Filles) : 17 474 (soit près de 66 % de l’effectif total).
Candidats (Garçons) : 9 946.
Procédant à l’ouverture de la première enveloppe, le ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et de l’Emploi, Alpha Bacar Barry, s’est félicité du climat de sérénité régnant dans les centres. Il a exhorté les futurs diplômés à la rigueur : « Beaucoup d’abnégation, du courage et surtout traiter les sujets avec objectivité, sur la base de leurs connaissances. »

Modernisation, inclusion et rigueur organisationnelle
Cette session 2026 consacre la montée en puissance des outils technologiques dans le système éducatif guinéen. Le ministre a notamment mis en avant l’appui stratégique du numérique, désormais pleinement intégré dans le dispositif de supervision pour garantir la transparence et l’équité des évaluations sur toute l’étendue du territoire.
Le bon déroulement des épreuves repose sur une collaboration renforcée entre les différents acteurs du secteur Complémentarité public-privé : Une forte implication des établissements privés aux côtés des écoles publiques.
Sécurisation et santé : Un déploiement coordonné des encadreurs, du personnel enseignant, des services de santé et des forces de sécurité pour assurer un environnement d’examen optimal.
L’enseignement professionnel, un levier d’insertion stratégique

Présent aux côtés des autorités éducatives, le ministre conseiller à la Présidence de la République, Aly Seydouba Soumah, a rappelé la vision du chef de l’État concernant ce secteur. Selon lui, ces examens dépassent le cadre de la simple évaluation académique : ils constituent une véritable passerelle vers l’emploi et un moteur pour le développement économique national.
Après cette première phase théorique, les candidats affronteront les évaluations pratiques, au cours desquelles ils devront démontrer de manière concrète les compétences techniques acquises tout au long de leur cursus. Les autorités affichent leur optimisme quant à la réussite de cette session, tournée vers l’émergence d’une main-d’œuvre locale hautement qualifiée.

Hawaou Barry, pour Educationactu.com

















