L‘annonce par le ministre Alpha Bacar Barry de l’instauration d’une session de rattrapage ciblée pour le Baccalauréat unique 2026 suscite une forte adhésion chez les acteurs de l’éducation. Interrogée par les médias, Hadja Adama Sow, présidente de la Fédération guinéenne des parents d’élèves et amis de l’école (FEGUIPAE), a exprimé sa profonde satisfaction face à cette mesure qui concrétise un plaidoyer de longue date, tout en insistant sur la nécessité d’un strict verrouillage réglementaire.
L’aboutissement d’un plaidoyer historique pour les parents d’élèves
La décision du gouvernement d’introduire une session de réserve pour certains candidats marque une avancée saluée à l’unanimité par les familles. Pour la FEGUIPAE, cette réforme vient réparer une injustice du système d’évaluation qui, jusqu’ici, ne laissait aucune seconde chance aux élèves confrontés à des impondérables de la vie.
Hadja Adama Sow n’a pas caché son enthousiasme face à la réactivité spontanée de l’exécutif : « Nous accueillons cela avec joie. C’est un plaidoyer que nous avons mené depuis longtemps mais qui n’avait pas abouti. Cette année, nous n’avons même pas eu besoin d’en parler. Vraiment, cela a été proposé. »
Grossesses, accidents, maladies : le profil des candidats ciblés
Pour la fédération des parents d’élèves, cette mesure d’exception prend tout son sens lorsqu’elle s’adresse à des élèves empêchés d’évaluer leurs compétences pour des motifs de force majeure. Trois profils d’urgence médicale et sociale ont été particulièrement mis en avant :
Les candidates enceintes : Les jeunes filles sur le point d’accoucher ou prises de contractions en plein centre d’examen.
Les urgences médicales de dernière minute : Les enfants frappés par une maladie subite à l’approche ou au cours des épreuves.
Les victimes de traumatismes : Les élèves impliqués dans des accidents de la circulation au moment de rejoindre leurs centres.
Le défi de la transparence : barrer la route aux abus
Si la mesure est perçue comme un progrès humanitaire majeur, la FEGUIPAE exhorte les autorités éducatives à ne pas céder à la complaisance. Hadja Adama Sow met en garde contre les dérives potentielles et les « maladies de complaisance » ou opportunistes : « Je ne dis pas quelqu’un qui était à l’étude depuis longtemps ou qui a inventé une maladie parce que c’est l’approche des examens. Non, ce sont des cas qui sont spéciaux, qui seront revus. »
Afin d’éviter tout dérapage qui viendrait entacher la crédibilité du Baccalauréat 2026, la fédération estime qu’il revient désormais aux comités techniques du ministère de l’Enseignement pré-universitaire de fixer des garde-fous inviolables.
L’authentification stricte des certificats médicaux, la mise en place de contre-expertises et la traçabilité des signalements au sol seront indispensables pour garantir que cette session exceptionnelle demeure un outil de justice sociale et de transparence.
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