L’Institut Supérieur de Formation à Distance (ISFAD) vient de clôturer un atelier intensif axé sur l’intégration du numérique et l’alignement pédagogique. Entre motivation débordante, prise en main d’outils technologiques et redéfinition des méthodes d’évaluation, cet événement marque un tournant pour l’enseignement supérieur guinéen.
L’heure est au bilan à l’Institut Supérieur de Formation à Distance (ISFAD), et il est particulièrement positif. À la clôture de cette session de formation intensive, Mamadou Saïdou Aliou DIALLO, Ingénieur pédagogique à l’ISFAD et formateur, n’a pas caché sa satisfaction. Ce qui l’a le plus marqué tout au long de cette semaine de travaux, c’est avant tout « la motivation des participants et leur implication totale dans les activités pédagogiques tout au long de la semaine. » Face à cette dynamique prometteuse, le formateur recommande vivement aux participants de maintenir ce cap et d’aborder les prochaines sessions avec la même ferveur pour garantir la continuité des acquis.
Loin d’une simple présentation théorique d’outils technologiques, l’atelier a reposé sur une logique structurelle profonde, souvent négligée dans l’enseignement supérieur traditionnel : l’alignement pédagogique. Monsieur DIALLO explique que la démarche est partie de la mobilisation des ressources pour décliner des objectifs pédagogiques clairs. Ensuite, tout l’accent a été mis sur la cohérence, consistant à concevoir des activités directement liées à ces objectifs, pour déboucher sur une évaluation parfaitement alignée. C’est un constat partagé par les participants eux-mêmes, qui reconnaissent volontiers que, par le passé, le symbole « Objectifs – Activités – Évaluation » manquait parfois de synchronisation dans l’élaboration de leurs plans de cours.
Pour les institutions représentées, l’enjeu de cette transformation est de taille. Dr Thierno Moussa DIAOUNE, Directeur Général Adjoint chargé des études à l’ISSEG, a rappelé à cette occasion que son institution est habilitée à former les futurs formateurs du pays « Partout où l’on parle de numérique, on parle de développement des compétences et d’intégration des technologies dans l’enseignement. Nous devons vulgariser ces pratiques.»
Un son de cloche identique est partagé par Mme Alarba CAMARA, enseignante-chercheure à l’ISSEG. Pour elle, cette formation a permis de démystifier concrètement le numérique éducatif, en apprenant notamment à mener des recherches rapides et efficaces, mais surtout en amorçant une véritable transformation des pratiques quotidiennes en classe.
Au-delà de l’acquisition de compétences techniques, c’est un profond changement de posture qui est désormais attendu de la part du corps professoral. Le Docteur Faya Doumbo KAMANO, Directeur Général Adjoint chargé de la recherche à l’ISFAD, estime que tous les participants sont désormais solidement outillés suite à ces sessions : « Cet atelier a permis à chacun de se préparer au changement des pratiques pédagogiques et de recherche en classe. » En guise de perspective, le Dr KAMANO a lancé un appel vibrant pour que chaque enseignant, de retour dans son institution respective, devienne un véritable ambassadeur du numérique et un promoteur actif des technologies éducatives, que ce soit au collège, au lycée ou à l’université.
SOW Telico, pour Educationactu.com
















