La grève illimitée déclenchée par l’intersyndicale de l’Éducation continue de plonger le système scolaire guinéen dans le chaos. Moins de 24 heures après la mort tragique d’une collégienne hier mardi à Conakry, l’atmosphère est restée extrêmement volatile ce mercredi 10 décembre 2025, notamment aux abords des établissements de la périphérie.
Le Point de Rupture à Kountia
À Kountia, la matinée a été marquée par une série d’incidents qui ont mené à une intervention musclée des forces de l’ordre. Selon des témoignages concordants recueillis sur place, ce sont d’abord de jeunes écoliers qui ont semé le désordre et la confusion aux abords d’une école primaire du quartier.
Cette agitation, incontrôlable, a coïncidé avec l’heure de la pause à l’Institut supérieur de l’information et de la communication (ISIC) de Kountia, situé à quelques mètres seulement. Un effet d’entraînement se serait alors produit, attirant et impliquant plusieurs étudiants de l’ISIC dans la zone de tension.
L’ambiance s’est vite transformée en véritable échauffourée. Face à la confusion et au désordre, les agents de sécurité dépêchés sur place ont procédé à une vague d’interpellations.
Un étudiant, témoin de la scène, raconte : « Ce sont les élèves de l’école primaire à côté qui sont montés vers l’ISIC, très énervés. Malheureusement, c’était l’heure de la pause chez nous. Tout est allé très vite. Ensuite, les forces de l’ordre sont arrivées et ont commencé à interpeller. »
Pour l’heure, le nombre exact d’étudiants arrêtés reste indéterminé, mais plusieurs sources locales estiment que la mesure aurait touché une dizaine de personnes.
La situation demeure extrêmement confuse et la tension palpable. Aucune communication officielle n’a encore été faite par les autorités pour justifier ou clarifier ces arrestations en marge du mouvement de grève.
Nous poursuivons nos investigations et y reviendrons avec plus de détails.

























