Sous l’égide du Premier ministre Amadou Oury Bah, la Guinée a officiellement lancé, ce mercredi, le processus d’élaboration de sa nouvelle carte scolaire. Plus qu’un simple inventaire, ce chantier stratégique marque l’avènement d’un État stratège qui place la donnée et la planification au cœur de la refondation du système éducatif national.
Un pilotage par la donnée : la fin de l’approximation
Le lancement de ce processus, en présence des ministres Alpha Bacar Barry et Ismaël Nabé, traduit une volonté de rupture avec la gestion empirique. Désormais, chaque décision d’investissement qu’il s’agisse de construire une école ou d’affecter des enseignants sera guidée par une « ingénierie stratégique ».
Pour le ministre du Plan, Ismaël Nabé, la donnée devient le moteur de la décision publique. La carte scolaire est ainsi érigée en outil de pilotage éclairé, permettant de passer d’une gestion de réaction à une logique d’anticipation.
Corriger les « déserts éducatifs » et les disparités
Le constat dressé par le ministre Alpha Bacar Barry est lucide : le système actuel souffre de profonds déséquilibres territoriaux.
Le diagnostic : Une répartition inégale des infrastructures et une absence de données consolidées qui freinent l’efficacité de l’État.
Le remède : La carte scolaire permettra de localiser précisément les besoins pour corriger les disparités entre les zones urbaines et les régions rurales les plus reculées.
[Image : Schéma de la planification stratégique éducative]
Vers une planification intégrée : de l’école à la santé
Le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a rappelé que cette réforme est le socle du contrat social porté par le Président Mamadi Doumbouya. En garantissant un accès équitable à l’éducation, l’État renforce sa souveraineté décisionnelle et sa performance.
Fait notable : le Chef du Gouvernement a d’ores et déjà annoncé que ce modèle de planification par carte sera étendu au secteur de la santé. La carte scolaire n’est donc que la première pierre d’une ambition plus vaste de modernisation de l’action publique guinéenne.
Les 3 piliers de la future Carte Scolaire :
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Rationalisation : Optimiser l’utilisation des ressources financières et humaines.
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Équité : Garantir que chaque enfant, où qu’il soit, bénéficie des mêmes chances de réussite.
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Modernisation : Inscrire la gouvernance dans les standards internationaux de performance et de transparence.
Ce mercredi marque ainsi le point de départ d’une transformation profonde où l’école guinéenne cesse d’être gérée au cas par cas pour devenir le produit d’une vision nationale cohérente et chiffrée.


SOW Telico, pour Educationactu.com





















