À l’occasion du 5 octobre 2026, marquant la coïncidence entre la rentrée pédagogique nationale et la Journée mondiale des enseignants, le gouvernement guinéen s’est adressé au monde éducatif. Dans un message conjoint diffusé à l’issue d’une semaine de mobilisation syndicale achevée le samedi 31 octobre, le Ministère de l’Éducation Nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle et le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique ont salué le corps enseignant et détaillé les avancées ainsi que les chantiers en cours du secteur.
L’adresse gouvernementale s’ouvre sur un hommage solennel à la mémoire de feu Lansana Yansané, Secrétaire général du Syndicat National Autonome de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (SNAESURS), disparu le 2 octobre dernier. Les deux départements ministériels ont tenu à saluer la contribution du défunt syndicaliste au dialogue social et à la vie de la communauté universitaire. Cette édition 2026 de la Journée mondiale des enseignants revêt une portée particulière, marquant le 60e anniversaire de la Recommandation conjointe OIT/UNESCO de 1966 concernant la condition du personnel enseignant. Le gouvernement a rappelé que ce texte fondateur établit que la qualité du système éducatif demeure intrinsèquement liée à la condition matérielle et professionnelle faite au personnel enseignant.
Sur le plan des réalisations et des mesures quantitatives, les autorités éducatives affirment que l’éducation et la recherche figurent au centre du programme national « Simandou 2040 », visant la constitution du capital humain. Pour l’enseignement préuniversitaire, le bilan ministériel met en avant le recrutement de 6 000 enseignants au cours de cette année afin d’étoffer les effectifs dans les établissements. Concernant le suivi du protocole d’accord du 3 janvier 2026 signé avec l’Intersyndicale de l’Éducation (regroupant la FSPE, le SLECG et le SNE), les données issues de la revue du Conseil National du Dialogue Social (CNDS) du 27 octobre 2026 indiquent que cinq des sept engagements souscrits sont à ce jour respectés, tandis que les deux derniers demeurent en cours de traitement. Par ailleurs, les ministères qualifient la révision du Statut particulier de l’Éducation de chantier le plus structurant, mené au sein d’une commission bipartite incluant les représentants syndicaux afin d’établir un cadre de carrière modernisé.
En ce qui concerne le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le message conjoint répertorie plusieurs dispositions statutaires et financières en cours de déploiement. Il s’agit notamment du recrutement de plusieurs cohortes d’enseignants-chercheurs titulaires d’un doctorat (PhD), de la revalorisation des primes de grade, ainsi que du financement direct de la formation continue des chercheurs et enseignants-chercheurs. L’État met également en avant l’octroi de budgets dédiés à la participation des cadres scientifiques aux colloques et séminaires internationaux et la mise en application des points issus des accords conclus avec les partenaires sociaux du secteur.
En conclusion de leur déclaration, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ainsi que la ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle reconnaissent la persistance des contraintes du secteur éducatif. Le gouvernement indique ne pas promettre de solutions immédiates à tout, mais s’engage à maintenir une démarche fondée sur l’écoute, le dialogue et le travail rigoureux.
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