Les élèves de l’école primaire de Donta, située dans la sous-préfecture de Diari, préfecture de Labé, devront encore patienter avant de retrouver le chemin des classes.
Depuis le départ de l’enseignant contractuel qui assurait seul leur enseignement, aucune solution concrète n’a encore été trouvée pour permettre la reprise des cours dans cet établissement. Face à cette situation, les parents d’élèves expriment leur inquiétude quant à l’avenir scolaire de leurs enfants.
Abdoulaye Bah, président de l’Association des parents d’élèves et amis de l’école (APEAE) de Donta, explique que l’enseignant, M. Baldé, leur a annoncé son départ après avoir reçu une demande en ce sens. Toutefois, selon les explications du délégué scolaire de l’enseignement élémentaire (DSEE), l’enseignant n’aurait pas été renvoyé.
« L’enseignant, Monsieur Baldé, est venu nous dire qu’on lui a demandé de quitter. Mais, d’après les explications du DSEE, personne ne l’a chassé. Il voulait juste partir. Nous-mêmes, nous ne voulions pas qu’il parte. Nous lui avons demandé de rester sur place en attendant qu’une solution soit trouvée », témoigne Abdoulaye Bah.
Au-delà de l’absence d’enseignant, le responsable de l’APEAE dénonce les difficultés d’apprentissage auxquelles sont confrontés les enfants. Selon lui, le niveau scolaire de certains élèves reste particulièrement préoccupant.
« Nos enfants ont des problèmes. Celui qui a fait la troisième année ne peut même pas écrire son nom », déplore-t-il.
Il rappelle également que cette école, construite par les habitants du village il y a près de vingt ans, n’a jusqu’ici pas permis à ses élèves de poursuivre normalement leur parcours scolaire. Les enfants qui atteignent la sixième année peinent à poursuivre leurs études, faute de structures scolaires accessibles à proximité.
« Personne n’a étudié à partir d’ici jusqu’à l’université », regrette le président de l’APEAE.
À l’issue d’une rencontre avec les responsables scolaires, le DSEE aurait promis de trouver un enseignant pour l’établissement, qu’il soit titulaire ou contractuel. Cependant, cette promesse reste, pour le moment, sans suite, en raison du manque d’enseignants disponibles. Les nouvelles recrues ne seraient pas encore déployées dans les établissements scolaires.
En attendant une éventuelle affectation, les parents d’élèves restent dans l’incertitude et craignent une année scolaire compromise pour leurs enfants.
« Il a promis que s’il trouve un enseignant, il va nous l’envoyer. Mais si on ne trouve personne, nos enfants ne vont pas étudier cette année », alerte Abdoulaye Bah.
La communauté de Donta espère désormais une réaction rapide des autorités éducatives afin de doter l’école d’un enseignant et de permettre aux enfants de reprendre les cours dans les meilleurs délais.
Kadiatou Diallo, pour Educationactu.com
















