L’Association guinéenne des écoles privées (AGEP) a lancé, vendredi 30 octobre 2026 à Conakry, la 36ᵉ édition de la dictée Paul Gérin-Lajoie (PGL). Placée sous le thème « Je lis, j’écris, j’agis », elle vise à promouvoir la maîtrise du français chez les élèves et à consolider les résultats obtenus par la Guinée à l’international. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 14 novembre.
Un lancement en présence des partenaires et d’anciens lauréats
La cérémonie s’est tenue dans un complexe hôtelier de Conakry . Elle a réuni des partenaires du secteur éducatif, des acteurs de l’éducation et d’anciens lauréats. Cette 36ᵉ édition entend, selon les organisateurs, promouvoir la maîtrise de la langue française chez les apprenants, tout en consolidant les performances enregistrées par la Guinée sur la scène internationale.
Un exercice pédagogique à l’ère du numérique
Dans son discours, le président de l’AGEP, Abdoulaye Hady Diallo, a insisté sur la portée pédagogique de la compétition, dans un contexte marqué par le développement du numérique et de l’intelligence artificielle.
« La dictée PGL est avant tout un exercice pédagogique qui contribue à améliorer les compétences linguistiques de nos élèves », a-t-il déclaré. Selon lui, l’édition précédente a mobilisé 135 000 candidats issus des écoles publiques et privées du pays.
Un parcours international depuis 2023
Le président de l’AGEP a rappelé que la Guinée participe à la compétition internationale depuis 2023. Il cite deux distinctions : la première place de Mohamed Traoré en 2025 et la deuxième place de Hadja Karimata Baldé en 2026, « avec zéro faute ».

Abdoulaye Hady Diallo attribue ces résultats à l’accompagnement du ministère de l’Éducation nationale, des enseignants, des parents d’élèves et des partenaires. Il a aussi fixé le cap : « Notre véritable défi aujourd’hui est de maintenir durablement la Guinée parmi les trois premières nations et d’assurer un accompagnement de nos anciens lauréats tout au long de leur parcours scolaire et professionnel. »
Une édition symbolique, des inscriptions jusqu’au 14 novembre
Bella Bah, responsable chargé du projet éducatif au sein de l’AGEP , a souligné le caractère symbolique de cette édition. Selon elle, celle-ci coïncide avec les 50 ans de la Fondation Paul Gérin-Lajoie.

« Notre souhait est de voir cette initiative se pérenniser en Guinée et permettre à notre pays de continuer à briller au niveau international », a-t-il expliqué.
La suite du calendrier a été précisée : une campagne de communication va être lancée après la cérémonie ; les inscriptions se font par des points focaux installés dans les communes de Conakry et dans les préfectures ; les établissements intéressés doivent se manifester auprès de ces points focaux et les inscriptions sont prévues du 26 octobre au 14 novembre.
« Nous invitons donc les écoles à respecter ce délai afin de faciliter leur participation », a-t-il insisté.
Le regard des parents
Au nom des parents d’élèves présents, Nagnouman Keita Touré a salué le travail de l’AGEP. « La dictée PGL est bien plus qu’un concours, c’est une véritable aventure qui permet à nos enfants de dépasser leurs limites, de prendre confiance en eux et de représenter dignement la Guinée à l’étranger », a-t-elle déclaré.
Elle affirme que les enfants ont appris à s’exprimer devant les médias et que les parents ont constaté « le sérieux et la transparence » du processus. Elle a conclu en souhaitant que « la Guinée puisse encore accéder aux plus hautes marches du podium ».
Au-delà du concours, le discours de l’AGEP porte sur deux enjeux. Le premier est la mobilisation : 135 000 candidats selon l’association, ce qui reste à documenter. Le second est le suivi des lauréats, que l’AGEP présente comme un défi, sans détailler pour l’instant les moyens prévus. À l’heure où le numérique et l’intelligence artificielle changent le rapport à l’écrit, la compétition est présentée comme un levier pour renforcer la maîtrise du français. Reste à voir si la participation publique et privée, mise en avant par l’AGEP, se traduira par un accès équitable des écoles des préfectures.
SOW Telico, pour Educationactu.com

















