Le décès de l’étudiant Abdoulaye Bâ, survenu lors des affrontements de ce lundi 9 février à Dakar, provoque une onde de choc. Dans une déclaration incendiaire, le mouvement FRAPP pointe directement la responsabilité de l’État et exige des sanctions pénales immédiates.
« L’État a tué un étudiant »
Le ton du FRAPP est sans équivoque. Pour le mouvement de Guy Marius Sagna, la mort d’Abdoulaye Bâ n’est pas un accident de parcours, mais une conséquence prévisible :
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Un terme fort : Le mouvement qualifie officiellement le décès d’« assassinat ».
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Un constat amer : « Bravo à l’État du Sénégal qui vient de tuer un étudiant en 2026 », fustige la déclaration.
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Le sanctuaire universitaire violé
Le FRAPP rappelle qu’il avait alerté sur les dangers de la militarisation du campus. Pour l’organisation :
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L’échec de la méthode : La présence des forces de l’ordre à l’UCAD est jugée incompatible avec un lieu de savoir.
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L’impératif de vie : Aucune logique de maintien de l’ordre ne peut justifier la perte d’une vie humaine.
Les 3 exigences du mouvement
Face à cette situation explosive, le FRAPP ne se contente pas de condamner. Il dresse une liste de revendications non négociables :
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Justice : Identification et sanction exemplaire des auteurs et des donneurs d’ordres.
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Libération : Relâche immédiate de tous les étudiants interpellés durant les émeutes.
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Prise en charge : Accompagnement médical et social pour les nombreux blessés.
« L’UCAD doit être un lieu de protection, pas un champ de bataille. »
Correspondant: Aladji Fall, pour Educationactu.com






















