Ce mercredi 25 mars 2026, la ministre de l’Enseignement supérieur, Dre Diaka SIDIBE, a posé la première pierre du projet de réhabilitation et d’extension de l’Université de Kindia. Ce chantier d’envergure, qui s’étend sur 17 hectares, vise à transformer l’institution en un pôle d’excellence aux standards internationaux pour répondre aux défis du marché de l’emploi.

Une réponse concrète au défi des infrastructures
La refondation de l’enseignement supérieur guinéen franchit une étape historique. En lançant officiellement ce programme de réhabilitation, le gouvernement affiche sa volonté de rompre avec les insuffisances du passé. Pour Dre Diaka SIDIBE, l’objectif est clair : mettre fin au paradoxe d’un enseignement qui se veut performant dans des conditions matérielles précaires.
Ce projet ne se contente pas de rénover l’existant ; il redéfinit totalement le cadre de vie universitaire. Le futur campus sera structuré en six zones stratégiques, intégrant des espaces pédagogiques, administratifs, de restauration, de loisirs et d’hébergement.
Un arsenal académique de nouvelle génération
L’ambition architecturale se double d’une vision scientifique pointue. Le projet prévoit des infrastructures de grande capacité pour propulser la recherche et l’apprentissage :
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Capacité d’accueil renforcée : Plus de 7 000 m² de blocs d’études et 90 nouvelles salles de cours.
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Immersion technologique : Création de 10 laboratoires et 8 salles informatiques de pointe.
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Accès au savoir : Construction de 4 bibliothèques de proximité et d’une bibliothèque centrale monumentale de 3 000 m².
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Espaces de conférence : 4 amphithéâtres modernes pour accueillir les grands rendez-vous académiques.
Rigueur et pragmatisme : un délai de 24 mois
La première phase du chantier, divisée en deux lots, se concentre sur l’urgence : quatre blocs d’études, trois amphithéâtres et un décanat. La ministre a fermement rappelé aux entreprises prestataires l’obligation de respecter le délai d’exécution fixé à 24 mois, insistant sur le professionnalisme et la rigueur des cahiers des charges.

Au-delà du béton, Dre Diaka SIDIBE voit dans cet investissement un levier pour le capital humain. Elle a profité de cette tribune pour lancer un appel au secteur privé et aux partenaires financiers afin de soutenir cet effort national de modernisation.
Un nouveau souffle pour la cité des agrumes
En rendant hommage aux acteurs historiques, notamment l’ancien recteur le Pr Daniel Lama, la ministre a délivré un message d’espoir aux étudiants et enseignants. Cette pose de première pierre n’est pas qu’un acte symbolique ; elle marque le début d’une ère où l’Université de Kindia pourra enfin jouer son rôle de moteur du développement national.

« Investir dans les infrastructures de formation, c’est investir dans l’avenir de la Guinée », a conclu la ministre, réaffirmant le caractère stratégique de ce chantier pour les générations futures.
Youssouf Camara Correspondant régionale pour, Educationactu.com






















