C’est l’image forte du lancement du Brevet d’études du premier cycle (BEPC), session 2026. Quelques heures seulement après avoir donné naissance à un petit garçon à l’hôpital régional de Labé, Ramatoulaye Diallo, élève au collège Maléah, a forcé l’admiration en rejoignant sa salle de composition au centre Tata 1. Malgré les douleurs post-natales et la fatigue extrême, la jeune mère a choisi de braver l’adversité pour ne pas sacrifier une année entière d’efforts et de révisions.
De la salle d’accouchement à la table de composition
Alors que le pays vibrait ce lundi 22 juin 2026 au rythme du lancement des examens nationaux, la commune urbaine de Labé est devenue le théâtre d’un acte de courage académique hors du commun.
C’est au milieu de la nuit précédant l’examen que le destin de Ramatoulaye Diallo a basculé avec l’arrivée de son enfant. Mais pour cette candidate, devenir mère n’était pas synonyme de renoncement.
« C’est dans la nuit d’hier que j’ai donné naissance à un garçon à l’hôpital régional de Labé. J’éprouve encore quelques douleurs, mais si cela continue ainsi, je pourrai tenir. Je remercie Dieu de m’avoir donné la force de me rendre dans cette salle d’examen. Je suis venue tenter ma chance », a-t-elle confié, animée d’une résilience remarquable.
Le choix du mérite contre l’option du report
Face à cette situation exceptionnelle, les avis divergeaient au sein du cercle familial. Si son époux penchait initialement pour la prudence et un repos bien mérité, la détermination de la jeune fille, soutenue par ses parents, a finalement pesé dans la balance.
Une année de sacrifices : Des mois de préparation intensive et de révisions quotidiennes qu’elle refusait de voir s’annuler.
Un objectif clair : Décrocher le précieux sésame ouvrant les portes du lycée.
« Ce qui me motive à passer cet examen dans cet état, c’est l’espoir de décrocher mon BEPC. Durant toute l’année scolaire, j’ai beaucoup travaillé et multiplié les révisions. Mon mari m’avait suggéré de me reposer et de reporter l’examen à l’année prochaine. Mais mes parents et moi, nous nous sommes dits que si je pouvais supporter cette situation, il fallait tenter ma chance cette année. Je veux vraiment réussir mon BEPC. »
Une surveillance médicale renforcée au centre Tata 1
Sensibles à l’état de vulnérabilité et au courage de la jeune maman, les autorités éducatives et les responsables du centre d’examen ont immédiatement réagi pour adapter l’encadrement.
Dispositif d’urgence : Ramatoulaye Diallo a été placée sous la surveillance directe et continue de l’agent de santé mobilisé au centre Tata 1 pour la durée des examens nationaux. Cette assistance médicale permanente garantit une intervention immédiate au moindre signe de complication ou de malaise physique.
En se présentant face aux épreuves dans de telles conditions, cette jeune mère s’impose d’ores et déjà comme l’un des plus grands symboles d’abnégation de cette session 2026.
Hawaou Barry,pour Educationactu.com











