Rien ne va plus chez les enseignants contractuels communaux. Un mois après la signature du protocole d’accord du 3 janvier 2026, le porte-parole du collectif, Elhadj Mamadou Diaka SOW, tape du poing sur la table. Entre primes « fantômes », interlocuteurs illégitimes et retards d’intégration, il interpelle directement le Premier ministre Amadou Oury BAH. L’école guinéenne est sous tension.
Le Protocole du 3 janvier en péril ?
L’accord prévoyait l’engagement direct à la fonction publique des contractuels biométrisés ayant tenu les classes. Pourtant, sur le terrain, la machine grippe. Elhadj Diaka SOW dénonce une manœuvre de la Fonction publique : l’invitation d’une « ex-coordination » jugée illégitime à la table des négociations.
« Cette décision a révolté tout le monde. Cette structure est à la base de nos problèmes actuels », martèle le porte-parole.
Primes « fantômes » et injustice financière
Le dossier des primes exceptionnelles de 6 millions GNF met le feu aux poudres. Le constat est amer :
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Des bénéficiaires inconnus : Des paiements auraient été effectués à des personnes absentes des bases de données.
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Le désert dans les préfectures : À Boké, Macenta ou Guéckédou, les véritables ayants droit attendent toujours.
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Le porte-parole lui-même oublié : Symbole du dysfonctionnement, Elhadj Diaka Sow confirme n’avoir encore rien perçu.
Les 3 revendications clés du collectif :
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Une commission mixte transparente : Inclusion de 5 représentants du collectif pour valider une liste unique et consensuelle.
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L’intégration des « oubliés » : Prise en compte des enseignants pré-enrôlés et détenteurs de contrats (hors zone biométrisée).
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Une solution avant le Ramadan : Rétablir les droits de plus de 4 000 enseignants pour apaiser le climat social.
Appel au sommet de l’État
Le collectif ne demande pas l’aumône, mais le respect d’un engagement patriotique. Avec un besoin criant de 18 000 enseignants dans le pays, Diaka SOW rappelle que ces jeunes sont prêts à servir, à condition d’avoir une existence administrative et salariale digne.
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