L’Université de Kindia est devenue, ces 22 et 23 avril 2026, l’épicentre de l’ingéniosité guinéenne. Sous l’impulsion de Dre Diaka Sidibé, ministre de l’Enseignement Supérieur, 120 étudiants d’élite ont relevé le défi des « 24 heures de l’Innovation » et six institutions d’enseignement supérieur, publiques et privées, étaient présents dans l’amphithéâtre Pr Daniel Lamah. Ce marathon créatif, soutenu par l’ESTIA et l’Ambassade de France, brise les codes en connectant directement les talents académiques aux problématiques réelles des entreprises pour bâtir l’industrie nationale de demain.

En déplacement à l’Université de Kindia, la ministre de l’Enseignement Supérieur a donné le coup d’envoi d’un marathon créatif sans précédent. Durant 24 heures, 120 étudiants talentueux vont plancher sur des défis concrets lancés par le secteur privé. L’objectif ? Transformer nos campus en incubateurs de solutions pour l’économie guinéenne.
Ce déplacement est placé sous le signe de l’action avec le lancement officiel des « 24 heures de l’Innovation ». Ce projet ambitieux est le fruit d’une collaboration stratégique entre la Guinée et l’École Supérieure de Technologie Industrielle Avancée (ESTIA) de France.
120 étudiants pour repenser l’industrie
Le concept est simple mais redoutable d’efficacité :
Qui ? 120 étudiants sélectionnés parmi plusieurs institutions d’enseignement supérieur, tant publiques que privées.
Quoi ? Un marathon de 24 heures non-stop de réflexion et de création.
Comment ? En travaillant sur des problématiques réelles soumises par des entreprises et des industries du secteur privé.

« Il s’agit de repenser l’industrie du futur, et cette industrie prend naissance ici même, dans nos institutions d’enseignement », a déclaré la ministre avec enthousiasme.
L’étudiant-entrepreneur : le nouveau visage de la Guinée

Pour Dre Diaka Sidibé, l’enjeu dépasse le simple concours. L’ambition est de créer un véritable statut d’étudiant-entrepreneur. En favorisant la compétitivité et en encourageant les jeunes à « oser rêver », le ministère souhaite apporter des réponses concrètes aux défis de développement du pays.
Cette initiative bénéficie d’un soutien institutionnel fort, porté par une synergie gouvernementale impliquant :
Le Ministère de l’Innovation.
Le Ministère de l’Industrie.
Un appel à la généralisation
La ministre espère que le succès de cette édition à Kindia fera tache d’huile. Elle invite les autres institutions du pays à mesurer la portée d’un tel événement pour libérer les talents et transformer les idées en projets bancables.
En clôturant son intervention, elle a tenu à saluer l’accompagnement des partenaires et des industriels qui font confiance à la jeunesse guinéenne pour dessiner les contours de l’économie de demain.
Entrepreneuriat, recherche et solutions concrètes : l’Université de Kindia a vibré au rythme de la première édition des « 24 heures de l’innovation ». Un événement catalyseur qui a réuni étudiants, experts et entreprises pour repenser le développement du pays à travers l’ingéniosité de sa jeunesse.
Pour la première fois, la Guinée a lancé ses « 24 heures de l’innovation », une initiative visant à pousser les étudiants à concevoir des solutions immédiates aux problématiques réelles des entreprises locales.
Un pont entre théorie et pratique

Loin des salles de cours classiques, cet événement a transformé l’université en un véritable incubateur à ciel ouvert. Pour Madame Camara Aïssatou Djindji, directrice du Pôle de Vie de l’UGLCS-Conakry, l’enjeu est clair : « On ne réfléchit pas assez sur comment faire évoluer les choses ». En s’attaquant à des défis concrets, comme la valorisation des déchets industriels pour favoriser une économie circulaire, les étudiants ne se contentent plus d’apprendre ; ils créent de la valeur pour la nation.
L’innovation comme responsabilité sociale

Le sentiment de fierté est partagé par le corps enseignant. M. Touré Bangaly, enseignant-chercheur à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, voit dans ce programme une « découverte du potentiel » d’une jeunesse capable d’impacter profondément l’avenir. « C’est une responsabilité sociétale », martèle-t-il, rappelant que le développement de la Guinée repose désormais sur cet engagement collaboratif.
Des entreprises au cœur du dispositif

Le secteur privé n’est pas en reste. Le groupe AMAFO Guinée, par exemple, a activement participé en soumettant des thématiques réelles aux étudiants. Son président, M. Kourouma Amadou, prévoit déjà un suivi rigoureux : un coaching et des évaluations en juin prochain pour identifier et financer les projets les plus matures.
Vers une culture de l’entrepreneuriat

Pour les organisateurs, l’objectif final est de pérenniser cet élan. M. Sékou Doumbouya, directeur du Pôle de Valorisation, Innovation et Entrepreneuriat de l’Université de Kindia, insiste sur l’accompagnement et le coaching continu. « Il faut être à l’écoute des experts talentueux car cela servira aux étudiants dans le temps ».
En clôturant cette première édition, le message est limpide : l’innovation en Guinée ne se fera pas dans des bureaux isolés, mais sur le terrain, portée par une jeunesse audacieuse et des institutions prêtes à les soutenir. L’Université de Kindia vient de prouver qu’elle est bien plus qu’un lieu d’enseignement : elle est le moteur du changement.
Un Brassage de Talents Sans Précédent
L’originalité de cette année réside dans la mixité. Finies les compétitions cloisonnées par établissement. Ici, un étudiant de l’Université de Labé collabore avec un pair de l’Institut Supérieur de Mines et Géologie de Boké ou de l’Université Mercure International.

»L’objectif est de créer une émulation collective. Nos étudiants travaillent ensemble pour apporter des solutions tangibles aux problèmes posés par le secteur privé », explique Mohamed Chérif Sow, recteur de l’Université de Labé.
Des Défis Réels pour des Solutions Concrètes
Douze entreprises de renom ont joué le jeu en soumettant des problématiques réelles aux étudiants. Pour les participants, l’enjeu est de taille : démontrer que la jeunesse guinéenne possède les clés de l’industrie du futur.

Les coachs et mentors, à l’image du Dr Ahmed Amara Konaté Enseignant-chercheur à l’ISMGB, sont là pour « booster » cet esprit d’innovation. « Nous les aidons à structurer leurs projets, à valider leurs business plans et à développer des compétences en leadership », confie-t-il entre deux sessions de mentorat.
L’Innovation comme Moteur National


Au-delà de la compétition, c’est une véritable culture de l’audace qui s’installe. Comme le souligne le Dr Thierno Mamadou Pathé Diallo, Enseignant-chercheur et vice-président de comité d’organisation de 24 H de l’innovation à l’Université de Kindia l’ambition est claire : faciliter l’insertion professionnelle via des stages et renforcer la compétitivité de nos institutions.
Alors que le chrono défile, l’espoir grandit. Ces 24 heures pourraient bien être le point de départ de nombreuses success-stories entrepreneuriales, prouvant que quand on donne à la jeunesse les moyens d’oser, elle est capable de réinventer le monde.
Les chiffres clés de l’événement :
120 étudiants mobilisés
12 entreprises partenaires
24 heures non-stop de créativité
Six institutions d’enseignement supérieur, publiques et privées, étaient représentées.
Un Brassage de Talents pour une Synergie Nationale

« Nous sommes ici pour apporter des solutions que les entreprises n’arrivent pas toujours à trouver. C’est l’occasion de montrer que nous avons des idées et que nous pouvons les mettre en pratique », confie Kadiatou Mara, étudiante à l’Université Mercure International.
Des Défis Réels pour un Impact Immédiat

Contrairement à des concours classiques, les sujets traités ici émanent directement de problématiques industrielles réelles. Les entreprises partenaires attendent des réponses tangibles pour repenser l’industrie de demain. Pour Mohamed Salif Camara, enseignant-chercheur à l’IST de Mamou, l’enjeu est de taille : il s’agit de rester rigoureusement dans le cadre des thématiques imposées pour espérer remporter le prix.
Le projet bénéficie d’un soutien institutionnel fort, impliquant les ministères de l’Enseignement Supérieur, de l’Innovation et de l’Industrie. Cette collaboration multidisciplinaire vise à :
Booster l’esprit entrepreneurial chez les jeunes.
Créer de la compétitivité au sein des institutions d’enseignement.
Apporter des réponses concrètes aux défis de développement du pays.
Oser Rêver, Oser Innover

Au-delà de la compétition, l’événement se veut un catalyseur de confiance. En permettant aux étudiants de se confronter aux réalités du terrain, les organisateurs espèrent susciter des vocations et faciliter l’insertion professionnelle.
Comme le souligne l’une des intervenantes, il s’agit avant tout de donner à la jeunesse la chance d’exprimer son talent, d’oser rêver et d’innover pour transformer la Guinée. Alors que le chronomètre défile, une chose est certaine : la relève est prête, créative et résolument tournée vers l’avenir.
En marge de la cérémonie de lancement, la ministre Dre Diaka Sidibé a également procédé à la remise d’ordinateurs aux enseignants-chercheurs et chercheuses des centres IRBAG, CNDE et IRTEG. Un appui destiné à renforcer leurs capacités numériques et à améliorer leurs conditions de travail. Une manière pour le département de moderniser l’enseignement supérieur guinéen et de soutenir la recherche au service du développement national.

Envoyé Spéciale: SOW Telico, pour Educationactu.com






















