La Guinée a marqué de sa présence la Réunion Annuelle des Académies des Sciences Africaines (AMASA 2025), un rendez-vous majeur qui réunit chaque année Experts, Décideurs et Chercheurs autour des enjeux Scientifiques du continent.
L’édition 2025, organisée par le Réseau des Académies des Sciences africaines (NASAC), s’est tenue du 17 au 21 novembre à Rabat, sous l’égide de l’Académie Hassan II des Sciences et Techniques.
Placée sous le thème « Eau et Hydrogène vert : voies pour un développement durable en Afrique », la rencontre a permis à l’Académie des Sciences de Guinée (ASG) d’apporter une contribution remarquée grâce à la participation du Pr Mamadou Aliou BALDE, Président de l’ASG, et du Pr Selly CAMARA, Vice-Président et Président du Collège des Sciences Naturelles et Agronomiques.
Intervenant devant un panel International, le Pr Mamadou Aliou BALDE a présenté son Projet de Gestion intégrée et durable des ressources en eau en Guinée et en Afrique de l’Ouest. Dans une analyse profonde, il a mis en lumière la richesse hydrique de la Guinée, souvent qualifiée de « château d’eau de l’Afrique de l’Ouest », mais aussi les multiples pressions qui pèsent sur les cours d’eau, entre activités humaines et impacts aggravés du changement climatique.
Le Professeur a insisté sur la nécessité d’adopter une approche holistique, intégrée et transfrontalière pour mieux gérer ces ressources, essentielles à la stabilité hydrique et au développement socio-économique de la sous-région. Il a également rappelé le rôle moteur que peuvent jouer les Académies africaines des Sciences, fortes de leur expertise et de leur capacité à promouvoir des politiques éclairées.
De son côté, le Pr Selly CAMARA a axé son intervention sur « le rôle de l’économie bleue dans le Développement durable de la République de Guinée ».
Il a rappelé l’immense potentiel maritime du pays : 320 km de côtes, un réseau hydrographique dense, un plateau continental riche et un potentiel hydroélectrique estimé à 6000 MW, soit un quart du potentiel ouest-africain.
Cependant, malgré cet avantage stratégique, l’économie bleue peine à décoller. Le Pr CAMARA a souligné les freins : dégradation des écosystèmes, sur-exploitation, manque d’infrastructures, faiblesse des lois, gouvernance dispersée. Pour inverser la tendance, la Guinée mise désormais sur de nouvelles stratégies sectorielles et des projets structurants capables de valoriser durablement ses ressources.
Selon lui, la réussite de cette transition dépendra d’une gouvernance intégrée, d’un financement durable et de l’implication des collectivités, autant de leviers indispensables pour transformer la richesse naturelle en moteur de développement tout en préservant les écosystèmes.
La présence de l’ASG à AMASA 2025 a été particulièrement saluée. Elle symbolise un engagement fort de la Guinée pour s’inscrire dans les grandes réflexions Scientifiques du continent et défendre ses priorités nationales dans un cadre panafricain.
Selon le document, « La participation de l’Académie des Sciences de Guinée à l’AMASA 2025 a été fructueuse, marquant un engagement fort de l’ASG dans les discussions scientifiques et stratégiques au niveau continental ».
Les interventions des Professeur BALDE et Professeur CAMARA ont enrichi les échanges et ouvert la porte à de nouveaux partenariats avec plusieurs académies africaines, renforçant ainsi la position de la Guinée au sein du réseau Scientifique africain.
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