La fusion MEPU-A et Enseignement Technique n’est pas un caprice : c’est l’occasion de réformes endogènes pour professionnaliser l’école guinéenne. Michel Pépé BALAMOU (SG SNE) dissèque les enjeux, les pièges du passé et les conditions du succès dans cette tribune explosive.
Refondation : adapter aux réalités et au job market
La vraie refondation passe par des réformes structurelles : environnement d’apprentissage, programmes alignés sur nos réalités, aspirations des élèves et exigences du travail.
Inspiration des années 60 avec les CER (agents de développement dès le collège) : pas un slogan, mais actions concrètes !
Professionnalisation : exit les « secondes chances », bonjour l’excellence
Double objectif choc :
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Transformer l’enseignement technique en filières d’élite choisies dès le collège.
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Créer des lycées tech préparant à des bacs spécialisés (technique, scientifique, pro, industriel), orientés vers Bac+2/+3 professionnalisants.
Fin du cycle des échecs : plus de dépotoirs pour ratés du BEPC ou Bac général.
Écoles pro post-primaire : skills, entreprise, citoyenneté
Miser sur :
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Écoles pro post-primaire pour compétences pré-pro (arts plastiques, économie domestique, ateliers manuels).
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Esprit d’entreprise via projets et initiatives.
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Citoyenneté pour capter institutions, droits/devoirs.
Scepticisme légitime : le MEPU-A prêt pour le challenge ?
Aujourd’hui « ministère des exams » (ateliers dès janvier, inscriptions fermées 5 mois avant), saura-t-il gérer la fusion ?
Précédent alarmant : échec de la diversification lycée (programmes figés, enseignants pas formés, matos inadapté) sur 15 ans.
Fusion réaliste : chiffres et garde-fous
Pas démesurée : en 2007, un ministère Éducation-Recherche unique. FUGAS : 47% FP (42% MEPU-A, 2% technique). Intégrable !
Conditions sine qua non : Secrétariat d’État Technique, leadership compétent, budget déconcentré massif.
Périmètre clarifié : Emploi à la Protection Sociale, Innovation à la Com’.






















