Face à la vague de vidéos obscènes et d’agressions filmées à Labé et Boké, la Fédération Guinéenne des Parents d’Élèves (FEGUIPAE) brise le silence. Sa présidente, Adama SOW, fustige une « honte totale » mais s’oppose fermement au renvoi des élèves. Sa solution ? Transformer la faute en leçon de vie par des travaux d’intérêt général et un encadrement parental musclé.
Le constat : Un naufrage de l’encadrement familial
Pour Adama Sow, le problème ne se limite pas à l’écran du smartphone, il prend racine au foyer. Le message aux parents est un véritable électrochoc :
« Rien ne sert de construire des immeubles si nos héritiers sont mal encadrés. C’est une honte pour nous tous. »
Le diagnostic de la fédération :
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Déficit de suivi : Une déconnexion entre la vie numérique des adolescents et la surveillance des tuteurs.
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Effet de groupe : La dangerosité du « vivre ensemble » adolescent où un seul acte néfaste peut contaminer toute une communauté.
La méthode FEGUIPAE : Punir sans bannir
Contre l’exclusion définitive qui mène à la déperdition scolaire, la fédération propose quatre mesures de « réparation sociale » jusqu’à la fin de l’année :
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Discipline matinale : Obligation d’arriver à l’école avant tous les autres élèves.
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Travaux d’hygiène : Assurer quotidiennement le balayage des salles de classe.
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Rédaction citoyenne : Écrire et lire publiquement un texte de sensibilisation lors de la montée des couleurs.
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Contrat parental : Engagement écrit des parents pour un suivi rigoureux et régulier.
Sauver la scolarité pour éviter le pire
L’argumentaire de la FEGUIPAE est pragmatique : exclure ces jeunes filles, c’est les condamner à l’abandon.
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Objectif : Réintégrer par l’effort plutôt que de rejeter vers la rue.
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Urgence : Renforcer le partenariat entre les associations de parents (APEAE) et les directions d’écoles.
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