Après un marathon de négociations conclu à l’aube, l’intersyndicale savoure une victoire d’étape. Algassimou BARRY, Secrétaire Général intérimaire de la FSPE, a salué la résilience des enseignants face aux intimidations, tout en prévenant que la signature du protocole d’accord du 3 janvier n’est qu’un prélude : le combat pour un véritable statut particulier se poursuivra dès février.
Un protocole arraché au bout de la nuit
Le dénouement est intervenu dans les dernières lueurs de la nuit, aux environs de 4 heures du matin. Pour Algassimou BARRY, leader par intérim de la Fédération Syndicale Professionnelle de l’Éducation (FSPE), ce protocole d’accord ne doit rien à la bienveillance gouvernementale, mais tout à la ténacité syndicale.
Devant une base mobilisée, le syndicaliste a rappelé la sacralité du mandat confié par les enseignants. « Nous n’avons cédé ni à la peur, ni à l’intimidation », a-t-il martelé, faisant allusion aux pressions exercées sur les leaders du mouvement durant les semaines de grève.
La vigilance reste le mot d’ordre
Si la reprise des cours est actée pour ce lundi 5 janvier, la FSPE refuse de parler de chèque en blanc. Pour le syndicat, cet accord est une pièce fragile qu’il convient de « protéger » contre toute tentative de remise en cause.
Loin d’être un point final, cette signature marque le début d’une nouvelle phase de pression. « La lutte continue jusqu’au mois de février », a prévenu M. BARRY, indiquant que le calendrier des négociations reste ouvert pour traiter les points de friction restants.
Le « Statut particulier » : le cœur de la bataille
Au-delà des ajustements conjoncturels, c’est la dignité de l’enseignant qui demeure au centre des revendications. La FSPE dénonce un manque de considération chronique pour ceux qu’elle considère comme les « modèles de la société ».
Le principal point d’achoppement reste la signature d’un statut particulier consistant.
« Nous ne demandons pas la mer à boire », explique Algassimou BARRY.
Le syndicat exige des garanties claires sur les conditions de vie et de travail, là où le gouvernement se montre encore évasif. Pour les leaders syndicaux, tant que l’honneur de l’enseignant ne sera pas formellement rétabli dans les textes de la République, le spectre d’une nouvelle paralysie du système éducatif restera d’actualité.
Kadiatou Diallo, pour Educationactu.com



























