Le ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, a donné ce lundi 22 juin 2026 le coup d’envoi officiel des épreuves du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) à l’école primaire Dixinn Centre 1. Marquant le début d’une semaine décisive pour le système éducatif guinéen, ce lancement a été l’occasion pour le chef du département de réaffirmer sa vision : bâtir un modèle d’évaluation moderne et souverain, tout en brandissant la menace d’une exclusion définitive du système pour tout fraudeur.
Dixinn en chiffres : Neuf centres sur la ligne de départ
Dans la commune de Dixinn, choisie pour accueillir le lancement national, la logistique et la sécurité des centres ont été rigoureusement déployées pour encadrer les candidats :
Effectif total : 2 560 candidats inscrits.
Représentation féminine : 1 248 filles (soit près de 49% de l’effectif communal).
Cartographie des centres : 9 centres d’examen au total, dont 8 pôles d’enseignement général et 1 pôle franco-arabe.
Selon les premières remontées du terrain partagées par le ministre, les premières heures de composition se sont déroulées dans d’excellentes conditions de sérénité et de transparence.

Objectif : Hausser la valeur internationale des diplômes guinéens
Au-delà de la gestion immédiate de la session 2026, Alpha Bacar Barry a inscrit cette rigueur dans le cadre d’une réforme structurelle et profonde des évaluations nationales.
La déclaration du ministre : « Nous sommes à pied d’œuvre pour doter la Guinée d’un système d’évaluation crédible qui puisse également renforcer la valeur de nos diplômes et permettre à nos enfants d’accéder aux plus grandes écoles du monde. »
Le département a assuré avoir sécurisé l’ensemble des chaînes logistiques pour réagir en temps réel à tout incident ou anomalie durant la semaine.
Tolérance zéro contre la fraude : De la salle de classe aux groupes WhatsApp
Le ministre a insisté avec fermeté sur le dispositif technologique et humain mis en place pour étouffer toute tentative de triche. Il a envoyé un avertissement sans équivoque aux candidats, aux surveillants mais aussi aux réseaux de complicité externes.
Surveillance numérique : Traque active des téléphones dans les centres et des partages sur les plateformes comme WhatsApp ou Messenger.
Responsabilité collective : Appel pressant aux parents d’élèves et à la communauté éducative pour faire barrière à la complaisance.
Le martèlement final : « Je les invite à renoncer à ces pratiques, car nous disposons de tout un dispositif permettant de détecter les fraudes et de les sanctionner. Sanctionner, c’est aller jusqu’à l’exclusion du système, car il n’y a pas de place pour un fraudeur dans notre système éducatif. »
SOW Telico,pour Educationactu.com











