Le coup d’envoi des épreuves du baccalauréat session 2026 a été donné à Conakry, mobilisant près de 18 000 candidats dans les communes de Ratoma, Lambanyi et Sonfonia. Entre exigences d’excellence, mesures anti-fraude drastiques et innovations inclusives, le ministère de l’Enseignement préuniversitaire joue une carte décisive pour la crédibilité des diplômes nationaux.
Un déploiement logistique et sécuritaire d’envergure
Le coup d’envoi du baccalauréat 2026 marque une étape cruciale pour le système éducatif guinéen. Dans la zone stratégique regroupant Ratoma, Lambanyi et Sonfonia, ce sont précisément 17 996 candidats, dont 8 628 filles, qui ont rejoint les bancs de 41 centres d’examen.
Pour faire barrage aux tentatives de fuites et sécuriser le processus, les autorités ont sorti les grands moyens. Lamine Christophe Kadouno a notamment confirmé que le convoyage, la sécurisation et la distribution des enveloppes contenant les sujets ont été entièrement confiés à la gendarmerie nationale. Une militarisation de la chaîne logistique désormais classique, visant à sanctuariser l’intégrité des épreuves.
Le bac 2026 en chiffres (Échelle nationale)
Pour cette session du baccalauréat 2026 en Guinée, le contingent national s’élève à 94 392 candidats, une cohorte majoritairement masculine (52 750 garçons contre 41 642 filles) qui intègre une part importante de 32 248 candidats libres.
Tolérance zéro contre la fraude et culte de merite
Au centre de l’École primaire Kipé 2, le mot d’ordre des officiels était clair : restaurer la valeur des diplômes par le mérite. Représentant les autorités éducatives, Mohamed Diaby a fermement rappelé que « la lutte contre la fraude est une priorité » absolue, celle-ci conditionnant directement la qualité des futurs cadres de la République.
L’objectif affiché est de rompre définitivement avec les anciennes pratiques de tricherie pour ancrer une véritable culture de l’effort personnel.
« L’inclusion est essentielle, aucun enfant ne doit être laissé de côté. » Mohamed Diaby
Au-delà de la rigueur sécuritaire, cette session 2026 se veut plus humaine. Des dispositifs d’allègement et d’accessibilité ont été déployés pour les candidats en situation de handicap, incluant notamment des salles adaptées et des sujets transcrits en braille pour les élèves non-voyants.
La sérénité au rendez-vous, l’appel à la responsabilité des parents
Sur le terrain, les premières impressions traduisent un climat de calme et de concentration. Présente sur les lieux, Hadja Adama Sow, représentante des parents d’élèves, s’est félicitée de la sérénité qui règne dans les centres d’examen.
Elle a toutefois profité de l’occasion pour lancer un appel pressant à la responsabilité des familles. Selon elle, la lutte contre la fraude commence à la maison : les parents doivent cesser de chercher des voies de contournement et plutôt valoriser le travail individuel. Pour la rentrée universitaire future, seule la vérité des urnes académiques doit primer.
Hawaou Barry, pour Educationactu.com















