En Guinée, le livret scolaire a fait son apparition dans les années 1980, à la suite des grandes réformes éducatives engagées sous le régime de Sékou TOURE, puis consolidées sous la Deuxième République. Ce document, longtemps reconnaissable à sa couleur jaune, était conçu comme un outil de suivi pédagogique tout au long du parcours de l’Élève.
Mais au fil du temps, il a progressivement perdu de son importance, éclipsé par les bulletins trimestriels. Pourtant, pour les professionnels de l’éducation, la différence entre les deux est fondamentale.
Le livret Scolaire devait garantir un suivi continu des apprentissages, informer les parents de manière détaillée sur les progrès de leur enfant et harmoniser les pratiques d’évaluation à l’échelle nationale. Un outil exigeant, qui suppose rigueur, transparence et responsabilité de la part des Enseignants.
Or, depuis quelques années, le livret scolaire a quitté les circuits officiels. Il se vend désormais au marché comme une simple marchandise. Une dérive alarmante, qui a poussé l’État guinéen à élaborer un nouveau modèle de livret, plus sécurisé.
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