Une délégation de l’Institut de Recherche sur la Biodiversité aux Monts Nimba (IReB-MN), conduite par son Directeur Général Dr Adama Sangaré, a effectué une mission scientifique en Chine du 4 au 7 août 2026. À Shanghai et dans la province du Zhejiang, l’objectif était clair : concrétiser le partenariat conclu avec l’Université Normale de l’Est de la Chine (ECNU) et ouvrir de nouvelles perspectives de coopération scientifique pour la recherche guinéenne sur la biodiversité.
Une mission ancrée dans un partenariat déjà scellé
Cette mission ne part pas de zéro. Elle s’inscrit dans la mise en œuvre d’un Mémorandum d’Entente déjà signé entre l’IReB-MN et l’ECNU.
L’accord prévoit le renforcement des échanges scientifiques, de la formation, de la recherche appliquée et du transfert de connaissances. Trois domaines sont particulièrement visés : la biodiversité, les écosystèmes et leur conservation.
Sous la conduite du Dr Sangaré, la délégation guinéenne a porté une ambition précise. Faire de cette coopération internationale un véritable levier de transformation pour la recherche scientifique nationale.
L’enjeu dépasse le symbole. Il s’agit de positionner l’IReB-MN comme une référence régionale en matière de recherche sur la biodiversité, de conservation des écosystèmes et de formation des jeunes chercheurs guinéens.
Des échanges scientifiques concrets au SKLEC
Point d’orgue de la mission, une séance de travail s’est tenue au Laboratoire d’État clé de l’écosystème estuarien et côtier (SKLEC).
Les deux institutions y ont présenté leurs travaux respectifs. Les discussions ont porté sur des perspectives concrètes de collaboration.
Trois axes ont émergé de ces échanges. Le développement de projets de recherche conjoints. Le renforcement des capacités des chercheurs guinéens. Et la mobilité scientifique entre la Guinée et la Chine.
Sur le terrain, une immersion dans les dispositifs chinois de conservation
Au-delà des salles de réunion, la délégation a pu observer concrètement le savoir-faire chinois en matière de gestion des écosystèmes.
Trois sites d’excellence visités
La Station nationale d’observation et de recherche sur l’écosystème forestier de Tiantong, dans le Zhejiang, a ouvert ses portes à la délégation guinéenne.
Sur l’île de Chongming, les chercheurs ont également visité la Base de conservation de l’esturgeon chinois, ainsi que le Centre de recherche de Shanghai pour la conservation de la faune aquatique.
Des pratiques transposables
Ces visites de terrain ont permis des échanges directs sur le suivi écologique, la conservation des espèces menacées et la restauration des écosystèmes dégradés.
Autant de méthodes que l’IReB-MN pourrait, à terme, adapter aux réalités guinéennes.
Une étape vers une coopération durable
Pour l’IReB-MN, cette mission marque plus qu’un simple déplacement institutionnel. Elle consolide une relation scientifique naissante entre la Guinée et la Chine sur un enjeu stratégique : la biodiversité.
L’institut guinéen entend désormais capitaliser sur ces échanges. Trois priorités se dessinent : construire des programmes de recherche conjoints, renforcer les compétences des chercheurs nationaux, et accélérer la valorisation du patrimoine naturel guinéen.
Une démarche alignée sur les ambitions nationales
Cette coopération scientifique ne se limite pas au secteur de la recherche. Elle s’inscrit dans une vision plus large, en cohérence avec les priorités nationales et les ambitions portées par le Programme Simandou 2040.
Reste désormais à transformer ces engagements en résultats tangibles un chantier que l’IReB-MN entend mener dans la durée, avec ses partenaires chinois comme appui scientifique de référence.
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