Le Centre d’Innovation et de Recherche pour le Développement (CIRD), dirigé par sa présidente Docteure Safiatou Diallo, a officiellement lancé la 5e édition du prix littéraire Williams Sassine, placée sous le thème « Femmes, mémoires et résistances ». Ouvert aux jeunes auteurs guinéens jusqu’au 20 septembre, ce concours anonyme promet une publication collective et une reconnaissance internationale. La remise des prix est prévue le 18 décembre 2026.
Un prix tourné vers la jeunesse et l’international
Pour la présidente du Conseil d’Administration du CIRD, Docteure Safiatou Diallo, ce prix représente une véritable tremplin pour les jeunes talents guinéens.
Elle insiste sur son rayonnement au-delà des frontières nationales. Les meilleurs textes, primés ou non, seront publiés dans un recueil collectif, offrant une visibilité à l’ensemble des participants.
« C’est important que les Guinéens puissent avoir un prix international et aller affronter les autres », a-t-elle résumé.
Anonymat et rigueur : les règles du jeu
La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 20 septembre. Passé ce délai, aucun dossier ne sera plus accepté.
Un point de vigilance est particulièrement souligné : le concours repose sur l’anonymat total des textes. Tout candidat qui apposerait son nom sur sa nouvelle serait automatiquement éliminé.
Selon la présidente du CIRD, c’est précisément cette exigence qui garantit la crédibilité du prix.
Autre règle stricte encadrant cette édition : le recours à l’intelligence artificielle est formellement interdit dans la rédaction des textes soumis.
La lecture, socle de la création littéraire
Présent à la cérémonie, le président de l’Association des Écrivains de Guinée, Fadama Itala Kourouma, a salué une initiative qu’il juge « salvatrice ».
Pour lui, l’enjeu dépasse le simple concours littéraire. Il s’agit avant tout d’inciter la jeunesse à renouer avec la lecture, condition première pour se lancer dans l’écriture.
Il cite en exemple des collégiennes et lycéennes guinéennes ayant déjà publié des ouvrages, preuve selon lui qu’aucune limite d’âge ne devrait freiner une vocation d’écrivain.
Le témoignage d’un lauréat devenu référence
Ibrahima Balaya Diallo, vainqueur de la toute première édition du prix, est revenu sur son propre parcours d’écrivain, lancé dès 2001 avec la publication d’un recueil de poèmes.
Son expérience, couronnée quelques années plus tard par une distinction internationale, illustre selon lui la valeur d’un prix littéraire dans la trajectoire d’un auteur.
Son conseil aux candidats de cette année est sans détour : lire abondamment reste, à ses yeux, le passage obligé pour progresser dans l’écriture.
Le soutien affiché du ministère de la Culture
Représentant le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Bernard Pévé Béavogui, directeur général du CELPAC, a réaffirmé l’engagement du département aux côtés du CIRD.
Il présente le prix Williams Sassine comme un outil essentiel de valorisation de la littérature guinéenne, tant sur la scène nationale qu’internationale.
Une édition à suivre de près
Ouvert aux candidats âgés de 0 à 35 ans autour d’une nouvelle individuelle, ce prix s’impose progressivement comme un rendez-vous incontournable pour la relève littéraire guinéenne. Rendez-vous est donné le 18 décembre 2026 pour découvrir les lauréats de cette 5e édition.

SOW Telico, pour Educationactu.com











