À quelques jours de la rentrée de janvier, le front syndical de l’éducation se fissure. Entre radicaux et modérés, le ton monte au sein de l’intersyndicale (SNE, FSPE, SLECG), menaçant de paralyser les négociations avec le gouvernement. Michel Pépé BALAMOU, Secrétaire Général du SNE, brise le silence sur ce qu’il appelle « le protocole de la discorde » et appelle à un sursaut d’unité pour éviter que les enseignants ne soient les grands perdants de cette guerre d’ego.
Une fracture idéologique : Radicaux contre Modérés
Le divorce semble consommé entre les différentes branches de l’intersyndicale. D’un côté, le SNE et la FSPE adoptent une ligne dure, exigeant la signature immédiate du statut particulier des enseignants sous peine de grève dès le 5 janvier 2026. De l’autre, le SLECG est accusé de s’être « contenté » de primes de préparation et de documentation jugées insuffisantes par ses partenaires.
Pour Michel Pépé BALAMOU, cette crise n’est pas une surprise : « C’est une question d’interprétation. Le problème n’est pas le gouvernement, mais l’incompréhension interne. » Selon lui, si certains considèrent les acquis actuels comme une victoire, ils ne doivent pas entraver ceux qui veulent aller plus loin pour sortir l’enseignant de la précarité.
Le « Protocole de la discorde » : Un échec du dialogue
Le nœud du problème réside dans un accord signé récemment entre l’État et le SLECG, que le leader du SNE qualifie de « protocole de la honte et de l’exclusion ». Pour BALAMOU, la stratégie gouvernementale de diviser pour mieux régner a échoué, comme en témoigne la paralysie des écoles observée début décembre.
« Le gouvernement doit rester à équidistance des syndicats et favoriser un protocole consensuel signé par les trois entités », martèle-t-il, rappelant que la légitimité d’un mouvement ne se décrète pas dans un bureau ministériel mais se mesure sur le terrain.
Appel à l’union sacrée face à la précarité
Malgré les tensions et les rancœurs héritées des mouvements de 2018, le secrétaire général du SNE prône l’apaisement. Il demande à ses troupes de faire « profil bas » et de ne plus répondre aux provocations pour ne pas offrir au gouvernement une victoire facile.
Son message final au SLECG est un appel à la maturité : « Nous ne sommes pas en campagne électorale. L’enseignant n’a qu’un ennemi : la misère. » L’objectif reste unique : faire front commun pour arracher le statut particulier, véritable rempart contre la précarité de la corporation.
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