Sous l’égide de Dre Diaka Sidibé, la Guinée a lancé ce lundi 20 avril 2026 l’atelier fondateur de l’Académie Virtuelle du CAMES (AVI-CAMES). Ce rendez-vous régional, qui réunit 14 pays membres à Conakry, marque un tournant décisif vers la mutualisation des ressources pédagogiques et la souveraineté numérique de l’enseignement supérieur africain.
Une réponse stratégique à la massification universitaire
Face à l’explosion démographique qui sature les infrastructures physiques des universités africaines, le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) passe à l’offensive digitale. Le Secrétaire général de l’institution, le Pr Souleymane Konaté, a rappelé l’urgence de cette mutation : le déficit en ressources humaines qualifiées et les inégalités d’accès au savoir exigent une réponse collective et solidaire.

L’AVI-CAMES ne se veut pas seulement une plateforme de cours en ligne, mais un véritable centre de services scientifiques. Elle s’inscrit dans le Plan stratégique de développement 2024-2028 du CAMES, visant à transformer l’évaluation scientifique en levier de croissance durable.
Digitalisation et Intelligence Artificielle : les nouveaux leviers
Le projet repose sur un pilier central : la mutualisation. L’Académie proposera des services structurants pour les États membres :
Numérique éducatif : Développement de contenus digitaux de haute qualité.
Renforcement des capacités : Formation continue des enseignants et chercheurs.
Accompagnement IA : Intégration de l’intelligence artificielle dans les processus de recherche et de production de données.
Comme l’a souligné le Pr Konaté, l’ambition est de briser les cloisonnements académiques pour favoriser une science au service du développement et de la paix sociale.
La Guinée, moteur de la coopération académique régionale
Présidente en exercice du CAMES, Dre Diaka Sidibé a salué la tenue de cet atelier à Conakry, y voyant le symbole d’un « engagement politique fort ». Pour la ministre, la création de cette Académie, actée par une résolution en 2025, est la réponse concrète aux défis de la souveraineté numérique du continent.

Elle a réitéré la volonté du gouvernement guinéen, sous l’impulsion du Général Mamadi Doumbouya, de faire de l’enseignement supérieur le moteur du développement du capital humain. « Nous offrons à nos chercheurs et étudiants des opportunités de rayonnement à l’échelle internationale », a-t-elle affirmé.
Une feuille de route pour 2026-2027

Jusqu’au 23 avril 2026, plus de 60 experts et partenaires techniques plancheront sur les textes fondateurs et la feuille de route opérationnelle pour la période 2026-2027. L’enjeu est de taille : bâtir un socle commun pour un enseignement supérieur africain moderne, équitable et capable de s’insérer dans les dynamiques mondiales.
SOW Telico,pour Education Actu.com






















