Sous la présidence du Ministre Alpha Bacar BARRY, l’atelier de validation de la Politique Nationale d’Alimentation Scolaire s’est tenu ce mardi. L’ambition est claire : transformer le repas de midi en un levier de performance scolaire et un accélérateur pour l’agriculture locale. Décryptage d’une réforme qui dépasse le cadre de la salle de classe.

Plus qu’un repas, un investissement stratégique
Pour le département de l’Éducation, l’enjeu n’est plus seulement social. Il s’agit d’un outil de pilotage pour le système éducatif guinéen visant trois objectifs majeurs :
Fréquentation : Attirer les enfants à l’école.
Rétention : Lutter contre l’abandon scolaire en cours d’année.
Apprentissage : Garantir les capacités cognitives des élèves par une nutrition adéquate.
« L’alimentation scolaire n’est pas une dépense, mais un investissement dans le capital humain. » Alpha Bacar BARRY
Le circuit court comme moteur économique

La grande innovation de cette politique réside dans son ancrage local. Le ministère mise sur une synergie entre les acteurs de la formation et les producteurs :
Les ERAM et ENAE : Les Écoles Régionales des Arts et Métiers et les Écoles Nationales d’Agriculture et d’Élevage deviennent des piliers logistiques et techniques.
Le Contenu Local : L’approvisionnement sera prioritairement assuré par des producteurs guinéens, stimulant ainsi l’économie des districts.
Un partenariat durable pour une école inclusive
Mariama Camara, DGA des cantines scolaires, insiste sur le caractère structurant de ce projet. Cette vision est soutenue par des partenaires de poids, notamment le Programme Alimentaire Mondial (PAM), qui s’engage à accompagner l’extension progressive de ce programme sur l’ensemble du territoire national.
Une stratégie aux bénéfices multisectoriels

La nouvelle politique d’alimentation scolaire repose sur une vision transversale où chaque axe renforce l’autre. Sur le plan éducatif, l’impact premier est social : en garantissant un repas quotidien, l’État s’assure d’une baisse significative de l’absentéisme et d’une amélioration des résultats aux examens, le ventre plein étant le premier moteur de la concentration.
Cette dynamique nourrit directement l’aspect économique du pays, puisque le programme crée des débouchés garantis pour les paysans locaux, transformant chaque école en un client privilégié pour l’agriculture de proximité. Enfin, cette boucle vertueuse assoit une véritable souveraineté nationale : en privilégiant le « produire et consommer guinéen », le système éducatif réduit sa dépendance aux importations alimentaires et protège ses cantines des fluctuations du marché international.
Educationactu.com et MENA-ETFP






















