Aboubacar SAVANE, boursier à l’université Al-Azhar, est décédé en détention dans la nuit du 27 au 28 février 2026. Alors qu’il tentait de régulariser son séjour, il a été emporté par la maladie faute de soins. Entre crise diplomatique et détresse familiale, voici les dessous d’une affaire qui secoue la communauté guinéenne.
Un décès sous les verrous
Le bilan est lourd pour la communauté estudiantine en Égypte. Aboubacar SAVANE, marié et père de trois enfants, n’a pas survécu à son incarcération.
Le motif : Une simple absence de carte de séjour, alors qu’il était en pleine démarche de renouvellement.
La cause : Une santé fragile et, selon ses proches, une absence totale de prise en charge médicale en prison.
L’alerte : 30 autres Guinéens derrière les barreaux
Le témoignage du Dr Ibrahima MANSARE (SNEFAG) est alarmant : Aboubacar n’est pas un cas isolé.
« Une trentaine d’étudiants guinéens croupissent actuellement dans les prisons égyptiennes pour faute de carte de séjour. »
La diplomatie guinéenne sort de son silence
L’ambassade de Guinée au Caire a officiellement réagi via son chargé d’affaires, Fodé Moussa Bangoura :
Enquête exigée : Une note officielle a été transmise au gouvernement égyptien pour faire toute la lumière sur ce décès.
Rapatriement : Les autorités guinéennes s’activent pour organiser le retour du corps au pays, sous réserve des instructions de Conakry.
Soutien familial : La famille du défunt traverse une épreuve terrible : son père est décédé et sa mère est hospitalisée suite à un grave accident.
L’essentiel en un coup d’œil
| Statut du défunt | Boursier à l’Université Al-Azhar |
| Situation familiale | Marié, 3 enfants (restés en Guinée) |
| Urgence actuelle | Environ 30 étudiants toujours détenus au Caire |
| Action de l’État | Enquête demandée et procédure de rapatriement en cours |
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