Une banale causerie entre amies a viré au cauchemar à Labé. Accusée d’avoir tenu des propos compromettants dans un enregistrement audio, une collégienne a été violemment tabassée par un groupe de six élèves. Alors que les vidéos de l’agression indignent la Toile, les autorités se saisissent d’un dossier qui mêle trahison, cyberviolence et agression physique.
Le piège de l’enregistrement clandestin
Tout commence par un procédé de plus en plus courant en milieu scolaire : l’enregistrement à l’insu.
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Selon la victime, une de ses amies aurait capturé leurs échanges privés sur son téléphone.
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Cet audio a ensuite circulé de téléphone en téléphone, sans aucun consentement.
De la rumeur au lynchage public
La diffusion de cet enregistrement a mis le feu aux poudres. Incapables de gérer leur colère, les six camarades de classe sont passées des paroles aux actes :
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Une agression sauvage : La jeune fille a été sévèrement tabassée par le groupe.
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Le choc des images : Les auteurs présumés ont filmé la scène de violence avant de la diffuser largement sur les réseaux sociaux.
« Les vidéos du tabassement, qui circulent massivement, ont provoqué une onde de choc et une indignation générale à Labé et au-delà. »
L’affaire désormais devant la justice
Face à la gravité des faits et à la pression de l’opinion publique, les autorités locales ont pris le dossier en main. Cette affaire soulève une nouvelle fois la question de la sécurité en milieu scolaire et des dérives liées à l’utilisation des smartphones par les mineurs.
Zoom sur la Loi
Le saviez-vous ? En Guinée, comme ailleurs, l’enregistrement d’une personne à son insu et la diffusion d’images de violence sont des actes lourdement sanctionnés par la loi sur la cybersécurité.





















