Face aux retards accumulés par les grèves et l’agenda électoral, le ministère de l’Enseignement pré-universitaire durcit le ton. Entre suppression de congés et cours le samedi, voici le nouveau dispositif pour valider les programmes avant les examens nationaux de juin.
L’année scolaire 2025-2026 ne sera pas de tout repos pour les élèves et les enseignants. Après des semaines de turbulences marquées par des mouvements sociaux et les impératifs de l’élection présidentielle, le ministère de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation (MEPUA) passe à l’offensive pour compenser un déficit pédagogique alarmant.
Un constat sévère : jusqu’à trois semaines de cours perdues
Les chiffres publiés par le ministère révèlent l’ampleur de la fracture :
- Préscolaire : 19 jours perdus.
- Élémentaire : 20 jours de retard (dont 16 jours d’enseignement pur).
- Secondaire : 23 jours de cours évaporés, soit près de trois semaines d’apprentissage.
Pour le ministère, l’enjeu est simple : éviter une année blanche ou un niveau au rabais. Pour ce faire, il mise sur une récupération mathématique des heures perdues, représentant entre 10 % et 13 % du volume horaire annuel.
Le dispositif de rattrapage : adieu les longs congés
La stratégie de riposte repose sur deux piliers principaux qui risquent de peser sur le moral des troupes :
- Réduction drastique des congés de Pâques 2026.
- Mobilisation des jeudis et samedis pour des sessions de cours intensives.
Le nouveau compte à rebours : les dates clés
Le MEPUA a formellement acté la fin des cours et le début du marathon des examens :
| Niveaux | Arrêt des cours | Compositions / Examens |
| Préscolaire & Élémentaire | Mardi 26 mai 2026 | Du 29 mai au 3 juin |
| Secondaire | Jeudi 11 juin 2026 | Du 12 au 17 juin |
| Examens Nationaux | — | Du 20 juin au 6 juillet 2026 |
Garantir la continuité malgré la crise
À travers ce réaménagement « commando », le MEPUA tente de rassurer les parents d’élèves et les partenaires techniques. L’objectif affiché est clair : maintenir la crédibilité du système éducatif guinéen et assurer la continuité du service public, malgré un contexte politique et social particulièrement tendu.
Reste désormais à savoir si le corps enseignant et les élèves sauront tenir ce rythme soutenu jusqu’au milieu de l’été.

























